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Plainte de la FECAFOOT contre CFOOT : BBlaise Etongtek affiche son soutien à Alain Denis Ikoul

À quelques jours de l’audition d’Alain Denis Ikoul, directeur du média CFOOT, BBlaise Etongtek a exprimé son soutien au journaliste et à son média. Selon lui, cette procédure ne doit pas être analysée uniquement sous l’angle du litige opposant la FECAFOOT à CFOOT, mais également à travers les pri...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comjeudi 20 août 2026 à 09:28
Plainte de la FECAFOOT contre CFOOT : BBlaise Etongtek affiche son soutien à Alain Denis Ikoul
À quelques jours de l’audition d’Alain Denis Ikoul, directeur du média CFOOT, BBlaise Etongtek a exprimé son soutien au journaliste et à son média. Selon lui, cette procédure ne doit pas être analysée uniquement sous l’angle du litige opposant la FECAFOOT à CFOOT, mais également à travers les principes de liberté de la presse, de proportionnalité des poursuites et de respect de l’État de droit. Dans une longue publication, il rappelle que la diffusion de fausses nouvelles est bien réprimée par la loi, mais souligne qu’une accusation ne saurait, à elle seule, établir une infraction. Il considère qu’avant toute démarche pénale, les faits reprochés devraient être démontrés et que les mécanismes de régulation du secteur de la communication devraient pleinement jouer leur rôle. Pour lui, défendre CFOOT dans cette affaire revient avant tout à défendre le droit à l’information et le débat contradictoire. L’intégralité de la réaction de BBlaise Etongtek : « Je réaffirme, avec une conviction entière, mon soutien à CFOOT et Alain Denis Ikoul dans cette affaire, non par réflexe corporatiste ni par indulgence à l’égard de la presse, mais au nom d’une exigence autrement plus fondamentale : celle de la rationalité juridique, de la liberté d’informer et de la proportionnalité dans l’exercice de l’autorité. Que les choses soient parfaitement claires : la diffusion de fausses nouvelles constitue une infraction prévue et réprimée par notre législation pénale. Personne ne saurait sérieusement prétendre le contraire. Mais l’invocation d’une qualification pénale ne saurait se substituer à la démonstration de ses éléments constitutifs. Une information contestée n’est pas, par une quelconque alchimie juridique, devenue ipso facto une fausse nouvelle. Une publication dérangeante n’est pas nécessairement mensongère. Une révélation embarrassante n’est pas davantage la preuve d’une entreprise délictueuse. C’est précisément sur ce point que la démarche engagée appelle, à tout le moins, une sérieuse interrogation. Dans un pays qui s’est doté d’un Conseil national de la communication, institution précisément investie d’une mission de régulation du secteur de la communication sociale, il est pour le moins surprenant de voir une controverse journalistique être aussitôt projetée sur le terrain de la répression pénale. Si CFOOT a commis une faute, qu’on la caractérise juridiquement. Si les faits rapportés sont inexacts, qu’on établisse leur fausseté. Si les sources sont dénuées de sérieux, qu’on en apporte la démonstration. Si une personne estime avoir été lésée dans ses droits, que les mécanismes prévus par la loi soient exercés. Mais l’on ne saurait confondre la réfutation d’une information avec la criminalisation de celui qui la publie. Il existe une différence fondamentale entre contredire un média et chercher à le réduire au silence. La première démarche relève du débat public. La seconde, lorsqu’elle devient systématique, porte une atteinte autrement préoccupante à l’équilibre démocratique. La presse n’est évidemment pas affranchie de toute responsabilité. Elle doit répondre de ses publications et assumer les conséquences de ses éventuelles fautes. Mais cette responsabilité doit s’exercer dans le respect des garanties attachées à la liberté d’informer. C’est pourquoi je considère que soutenir CFOOT aujourd’hui revient à défendre un principe qui dépasse largement le cas particulier de ce média : dans une société régie par le droit, l’autorité ne doit jamais confondre contradiction et insubordination, critique et diffamation, information contestable et infraction pénale. Lorsqu’un média publie une information qui déplaît, la réponse la plus convaincante demeure celle qui repose sur les faits, les documents, les preuves et l’argumentation. La puissance publique dispose certes de prérogatives judiciaires. Elle doit cependant les exercer avec discernement, mesure et responsabilité. Une démocratie véritable ne se mesure pas à la capacité de ses institutions à faire taire les voix discordantes. Elle se mesure à leur capacité à tolérer la contradiction, à y répondre et, lorsque cela est nécessaire, à démontrer publiquement que les faits rapportés sont inexacts. C’est sur ce terrain que je me place. Et c’est sur ce terrain que je soutiens CFOOT. » — BBlaise Etongtek
Mis à jour 20 août
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