Présentation du trophée à Mouelle Kombi : le piège protocolaire pour débutants
Dans l’analyse qui va suivre, Jacques Evuna apporte une lecture objective de ce qui convient désormais d’appeler nouvelle brouille entre la Fecafoot et le ministère […]
ActuCamerounPar Armand Djaleujeudi 20 août 2026 à 09:592 vues

𝗣𝗶è𝗴𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱é𝗯𝘂𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 Dans le contexte de la victoire des Lionnes à la CAN féminine, certains gestes institutionnels sont de nature à susciter des interrogations sur le plan protocolaire. Le président de la République a dépêché une délégation officielle conduite par le Premier ministre pour assister à la finale, accompagner l’équipe et organiser la présentation du trophée. Au retour de cette mission, le président de la FECAFOOT sollicite une audience auprès du ministre des Sports afin de lui présenter le trophée, alors même que ce dernier faisait déjà partie de la délégation officielle. Dans un climat marqué par des tensions récurrentes entre la FECAFOOT et le MINSEP, cette démarche appelle une analyse nuancée, à la fois administrative, politique et symbolique. Sur le plan strictement administratif, la question centrale est celle de la chaîne de représentation de l’État. Dès lors qu’une délégation est conduite par le Premier ministre, c’est à ce niveau que revient la coordination de la réception officielle, de l’encadrement des championnes et de la présentation du trophée au président de la République. Le ministre des Sports, en tant que membre de la délégation, n’est pas un interlocuteur isolé dans cette séquence ; il participe à une mission déjà hiérarchisée, placée sous l’autorité du chef de délégation. La lisibilité protocolaire exige donc que les gestes symboliques suivent cette même chaîne institutionnelle, afin d’éviter toute ambiguïté sur l’autorité qui parle et agit au nom de l’État. Il serait excessif de conclure d’emblée à une faute manifeste. Une première hypothèse est celle de 𝗹𝗮 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶 : le président de la FECAFOOT a pu vouloir manifester du respect, de la reconnaissance ou simplement marquer solennellement la victoire des Lionnes par une démarche jugée convenable, sans mesurer entièrement ses implications administratives. Dans ce cas, l’initiative relèverait davantage d’une maladresse que d’une transgression. La forme pourrait être discutable, mais l’intention ne serait pas nécessairement fautive.
Mis à jour 20 août