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Prisons de production au Cameroun : Laurent Esso mise sur la réinsertion

Faire travailler les détenus pour mieux les préparer à sortir : c’est le pari des prisons de production au Cameroun. Le sujet a dominé, hier à Yaoundé, l’ouverture de la réunion annuelle des chefs de Cours d’appel, présidée par le ministre d’État, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent...

237onlinePar Alain-Claude Ndomvendredi 30 octobre 2026 à 06:13
Prisons de production au Cameroun : Laurent Esso mise sur la réinsertion
Faire travailler les détenus pour mieux les préparer à sortir : c’est le pari des prisons de production au Cameroun. Le sujet a dominé, hier à Yaoundé, l’ouverture de la réunion annuelle des chefs de Cours d’appel, présidée par le ministre d’État, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso. Le dispositif doit aider les personnes privées de liberté à retrouver une vie normale, mais les obstacles sont nombreux. Ce que le ministre promet Le thème de la rencontre : « Les prisons de production au Cameroun ». Il a été développé par Pierre Landry Etoundi, directeur de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice, devant le Procureur général près la Cour suprême, Marie Claire Dieudonnée Nseng Elang. Pour Laurent Esso, la réinsertion socio-économique des détenus relève du « grand chantier » de l’autorité pénitentiaire. Il s’agit de les préparer à des activités économiques, agricoles, pastorales ou artisanales, afin de prévenir les récidives. « Les prisons de production, lorsqu’elles sont mises en place, permettraient aussi à l’administration pénitentiaire d’améliorer le quotidien et, surtout, de rendre plus substantiel le pécule », a-t-il expliqué. Il faut toutefois persévérer, insiste-t-il, au regard du potentiel de cette politique. Le garde des Sceaux a aussi évoqué la surpopulation carcérale et le sous-effectif du personnel d’encadrement, deux contraintes majeures qui ralentissent le mouvement. Les échanges ont également porté sur « l’opportunité des poursuites ». Jean-Claude Foé, Procureur général près la Cour d’appel du Littoral, a rappelé que le ministère public peut apprécier les suites pénales à réserver à une affaire. Entre ambition et moyens, le décalage Le problème, c’est quand même les moyens. Pierre Landry Etoundi le dit sans détour : « Le problème de la surpopulation carcérale et l’insuffisance des personnels d’encadrement viennent plomber cette mise en place dans notre pays. » On ne peut pas former des détenus quand la prison déborde. Franchement, l’idée est séduisante. Mais le Cameroun a déjà vu passer de beaux projets de réforme pénitentiaire, et les prisons de Douala ou de Yaoundé restent connues pour leur promiscuité. Difficile de ne pas y voir un chantier qui demandera bien plus qu’un thème de séminaire. Sur les poursuites, Jean Fils Kleber Ntamack, Procureur général près la Cour d’appel du Centre, balaie le soupçon : « Il n’y a pas d’arbitraire. » Il rappelle que le procureur de la République décide selon des conditions précises. Qui contrôle vraiment ces décisions ? La question reste posée. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 5j