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Prix Goncourt et scandales IA : Calixthe Beyala dénonce un « racisme déguisé » dans le traitement des écrivains

Calixthe Beyala ne mâche pas ses mots. L’écrivaine camerounaise a vivement critiqué les instances littéraires françaises, notamment l’Académie Goncourt, qu’elle accuse de faire preuve de partialité dans le traitement des controverses liées au plagiat et à l’utilisation de l’intelligence artificie...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZjeudi 5 novembre 2026 à 11:17
Prix Goncourt et scandales IA : Calixthe Beyala dénonce un « racisme déguisé » dans le traitement des écrivains
Calixthe Beyala ne mâche pas ses mots. L’écrivaine camerounaise a vivement critiqué les instances littéraires françaises, notamment l’Académie Goncourt, qu’elle accuse de faire preuve de partialité dans le traitement des controverses liées au plagiat et à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Au cœur de sa sortie, le cas d’Orélien Thélyson, auteur de C’était ça ou mourir. Selon Beyala, cet écrivain aurait été écarté de plusieurs distinctions littéraires à la suite d’accusations de plagiat et de recours à l’IA. Elle estime que la sévérité dont il ferait l’objet contraste avec le traitement réservé à d’autres auteurs français. « Orélien Thélyson, accusé de plagiat et d’usage de l’IA, a été exclu des prix littéraires et continue à être persécuté par l’intelligentsia française… Jusqu’aux membres de sa famille », écrit-elle. Des accusations de traitement à deux vitesses Dans sa publication, Calixthe Beyala cite également Lilia Hassaine, Philippe Jaenada, Yannick Haenel et Raphaël Enthoven. Elle reproche aux institutions littéraires de ne pas appliquer, selon elle, les mêmes exigences à tous les écrivains. L’auteure met particulièrement en cause Pierre Assouline, membre de l’Académie Goncourt, et suggère que la couleur de peau pourrait influencer la manière dont certaines controverses sont appréciées. « Le hic, c’est que pendant ce temps, ces Messieurs conduits par Assouline, viennent de récompenser des romans de ceux avec qui ils partagent plus qu’une humanité ! », affirme-t-elle, avant de poursuivre : « Ils ont la bonne couleur ! On leur donne le Goncourt, le Renaudot et le tout à l’avenant ! » Elle conclut sa charge par une formule ironique : « Cherchez l’erreur. Et ne les accusez surtout pas de racisme ! Ils vous diront qu’ils adorent les noirs. » Dans une seconde publication plus directe, l’auteur de C’est le soleil qui m’a brûlé y va sans mettre de gant : « Ils accusent Théleyson de plagiat et l’excluent. Puis ils donnent les prix aux auteurs de leur communauté convaincus de plagiat», peste-t-elle. Cette prise de position relance, sous l’angle de l’égalité de traitement, le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création littéraire. Elle questionne en outre la question des critères appliqués par les jurys lorsqu’un auteur fait l’objet d’accusations susceptibles d’affecter sa réputation.
Mis à jour Il y a 48 min