Probatoire 2026 : près de 195 000 candidats à l’assaut de leur ticket pour la Terminale
Les candidats à l’examen probatoire de l’enseignement secondaire général et une partie des candidats au probatoire technique sont face aux épreuves écrites. Des élèves des classes de premières, candidats à une inscription en classes de terminales, sont depuis ce matin face aux épreuves écrites de...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelmardi 9 juin 2026 à 16:431 vues

Les candidats à l’examen probatoire de l’enseignement secondaire général et une partie des candidats au probatoire technique sont face aux épreuves écrites. Des élèves des classes de premières, candidats à une inscription en classes de terminales, sont depuis ce matin face aux épreuves écrites des probatoires de l’enseignement secondaire général et des Sciences et Technologies du tertiaire STT. Pour cette session 2026, ils sont, d’après la chaîne de radio nationale, 194 830 jeunes qui sont à la quête de leur ticket d’entrée en terminale, dont 177 423 pour le probatoire ESG et 17 407 pour le probatoire STT. Ces examens se déroulent avec une surveillance rigoureuse des candidats dans un contexte marqué par la fuite des épreuves écrites du GCE A et O Level, examens équivalents du baccalauréat et du BEPC dans le sous-système éducatif anglophone. Des épreuves encore confidentielles ont circulé dans les réseaux sociaux avant leur dévoilement dans les salles d’examen. Le constat a entraîné le report du reste des épreuves. Elles vont passer dans deux semaines et clôturer le cycle des examens de la session 2026. Le probatoire général est une étape importante dans le parcours académique des élèves, servant de préparation essentielle pour le baccalauréat. Cet examen dont on a annoncé plusieurs fois la suppression constitue très souvent un blocage, car il est obligatoire pour l’accès en classe de terminale. « Il y a lieu de noter que cet examen est moralement inacceptable. Il participe d’une volonté post-coloniale de limitation d’accès au diplôme de bachelier à un grand nombre de personnes, et ce, dans l’objectif malsain de création d’une caste de privilégiés sociaux à une époque où le baccalauréat était considéré comme le plus grand diplôme d’accès aux hautes fonctions de l’État. Et cette mentalité d’élimination ou d’empêchement au diplôme de baccalauréat a eu finalement et malheureusement un impact comportemental sur notre société, à savoir : la mise en place perpétuelle et l’exaltation des stratégies visant à bloquer et à fermer les portes à l’autre pour qu’il n’y arrive pas », explique Me Christian Ntimbane Bomo. L’avocat, qui a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2025, promet d’ailleurs la suppression de cet examen s’il est élu président de la République. Selon Me Christian Ntimbane Bomo, le Probatoire a fait beaucoup de torts à la jeunesse. Par exemple, « combien de jeunes Camerounais sont ou ont été obligés d’abandonner leurs etudes à cause à cause des échecs répétés au probatoire, alors qu’ils avaient bel et bien des aptitudes à aller plus loin? Ou encore combien sont ceux qui sont ou ont été retardés de longues années dans leur cheminement et destinée à cause des échecs répétés à cet examen devenu un traumatisme pour eux? », s’interroge-t-il.
Mis à jour 9 juin