Production du Riz : le Burkina Faso « déshabille » la politique d’import-substitution du Cameroun
Le Burkina Faso a lancé un plan de souveraineté alimentaire et d’import-substitution. Sur la période 2023-2025, le pays a produit 7 millions de tonnes de […]
ActuCamerounPar Armand Djaleumercredi 14 octobre 2026 à 10:17
Le Burkina Faso a lancé un plan de souveraineté alimentaire et d’import-substitution. Sur la période 2023-2025, le pays a produit 7 millions de tonnes de céréales. La production nationale de riz est passée de 426 000 tonnes à 1,08 million de tonnes. Cette performance repose notamment sur la riziculture irriguée, une approche qui rappelle les projets Viva Bénoué et Viva Logone lancés au Cameroun il y a plusieurs années. Ces projets, financés à hauteur de plus de 117 milliards de FCFA, avaient pour objectif de développer la production nationale de riz. « One ans après le lancement de multiples programmes destinés à booster la production locale de riz au Cameroun, subventions, contrats Plan etc… le pays peine toujours à dépasser les 150 000 tonnes de production. Pour réussir à écouler sa production, le Burkina Faso ne s’est pas contenté du slogan de l’import-substitution. Le pays a suspendu certaines importations afin de favoriser la production locale », rapporte le journaliste économiste de Construire Ensemble Albin Njilo. Pendant ce temps, le Cameroun est devenu un exportateur de riz importé : autrement dit, le pays importe du riz avant d’en réexporter une partie vers les pays de la sous-région. « Politique d’import-substitution, subventions annuelles en faveur de la filière rizicole… Mais alors, comment expliquer que le pays continue d’importer des quantités aussi importantes de riz, parfois présentées comme supérieures à ses besoins de consommation ? Qui sont les importateurs ? », questionne notre confrère.
Mis à jour 14 oct.