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Promote 2026 : Afriland First Bank sonne l’alerte:

Mercredi ,17 juin, 2026.  Palais des Congrès de Yaoundé. Salle comble, micros ouverts. Afriland First Bank a signé l’une des tables rondes les plus marquantes d...

Cameroun,Cameroon Camer.be, l'information claire et nette::Cameroun,Cameroon,CAM — rssPar La rédactionvendredi 19 juin 2026 à 16:06
Promote 2026 : Afriland First Bank sonne l’alerte:
© Camer.be : La rédaction 19 Jun 2026 16:06:21 | 2059 | © Camer.be : La rédaction CAMEROUN :: Promote 2026 : Afriland First Bank sonne l’alerte: :: CAMEROON Mercredi ,17 juin, 2026. Palais des Congrès de Yaoundé. Salle comble, micros ouverts. Afriland First Bank a signé l’une des tables rondes les plus marquantes de PROMOTE 2026 « La PME à l’ère de l’économie de la connaissance ». En face du ministre des PME Achille Bassilekin, patrons, universitaires et entrepreneurs ont dressé le même constat : le Cameroun mise encore sur le béton quand le monde bâtit sa richesse sur les idées. « La PME à l’ère de l’économie de la connaissance ». En face du ministre des PME Achille Bassilekin, patrons, universitaires et entrepreneurs ont dressé le même constat : le Cameroun mise encore sur le béton quand le monde bâtit sa richesse sur les idées. 71% vs 12% : L’équation qui bloque le Cameroun Richard Chendjou, représentant d’Afriland First Bank, a planté le décor avec une donnée OCDE : 71% de la valeur créée dans le monde est immatérielle* aujourd’hui. Brevets, données, marques, logiciels. Le matériel ne pèse plus que 29%. Le hic ? Le Cameroun décroche. Me Jonathan Nyemb, entrepreneur et modérateur, a sorti le chiffre qui fait mal : seules 12% des PME camerounaises accèdent réellement à l’innovation. Le paradoxe est violent. Ces mêmes PME assurent 76% des emplois formels et 36% du PIB national*, selon l’étude citée par le ministre Bassilekim. "On demande à 12% du moteur de faire avancer 76% de la voiture", a résumé un chef d’entreprise. Le moteur est grippé. Université : Le verdict "déformateur" qui fâche Le professeur Désiré Avom a mis les pieds dans le plat : "Aucune économie ne se développe sans innover. Le drame camerounais, c’est que nos cerveaux innovent, mais à l’étranger. Ici, le système les empêche". Sa proposition : connecter l’université à l’entreprise. Transformer les thèses en prototypes utiles pour les PME. L’idée séduit la salle, mais elle exige de casser un modèle éducatif que Philippe Tagne Noubissi, PDG de DOVV, a qualifié de "déformateur". Preuve à l’appui : 03 salariés sur 4 se sont formés sur le tas en 2021. L’école donne des diplômes, l’entreprise donne des compétences. Et c’est la PME qui paie la différence. André Siaka, PDG de Routd’Af, a recadré le débat : "Innover, ce n’est pas forcément inventer le téléphone. C’est améliorer, adapter, optimiser. Et sans entreprise, l’innovation n’existe pas". Trois entreprises, trois leçons de terrain Les théories ont laissé place aux expériences. Maviance : 8 ans d’avance, 8 ans de combat Dr Kwenty Azong-Wara a rappelé 2012 : Maviance lance les paiements électroniques au Cameroun. "Même les banques ne comprenaient pas. Modèle 100% immatériel, marché pas prêt". Bilan : 8 ans de pédagogie. Le déclic est venu avec la Covid-19. Confinement, paiement mobile : l’innovation est devenue une évidence. Morale : être en avance, c’est parfois tenir seul. DOVV : Former ou réparer ? Philippe Tagne Noubissi a électrisé l’audience : "Nos enfants ne sont plus formés, ils sont déformés". Traduction : l’école diplôme, l’entreprise éduque. Coût direct pour les PME qui doivent tout réapprendre à leurs recrues. Afriland First Bank : Financer l’idée, pas le mur La banque est passée du discours à l’action. Sur son stand, elle déploie le Fonds de Réduction des Exigences de Prêts ( FOREP). Objectif : financer le potentiel et l’immatériel, pas seulement le titre foncier. Réponse concrète à la question posée toute la journée : comment prêter à l’innovation avec des règles pensées pour le béton ? Innover ou subir : Le choix est posé Au sortir de cette table ronde, une évidence s’impose. La planète est passée à l’économie de la connaissance. Le Cameroun reste accroché à l’économie du "béton-titre foncier". Entre les 71% de richesse immatérielle mondiale et les 12% d’innovation dans nos PME, il y a tout le retard de compétitivité qu’on accumule. Le ministre des PME, Achille Bassilekin a écouté. Le message est passé pour tout l’écosystème : banques, financez le risque. Universités, formez utile. Entreprises, innovez même petit. Etat, encadrez et dérégulez. PROMOTE 2026 aura eu le mérite de poser le vrai sujet. Maintenant, place aux actes. Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Mis à jour 19 juin
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