Recensement de la population : près de 15 000 agents recenseurs réclament leur dû, le point sur une opération marquée par les prolongations et les impayés
Dans une communication datée du 7 octobre 2026, le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca) affirme avoir informé une mission de la Banque mondiale de cette situation. Les chiffres ont été établis à l’issue d’une réunion d’évaluation d...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZvendredi 9 octobre 2026 à 16:091 vues

Dans une communication datée du 7 octobre 2026, le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca) affirme avoir informé une mission de la Banque mondiale de cette situation. Les chiffres ont été établis à l’issue d’une réunion d’évaluation des différents recensements, tenue au siège du Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep). Le projet y reconnaît le bien-fondé des plaintes enregistrées, sans préciser leur nature exacte ni indiquer combien d’entre elles concernent spécifiquement la rémunération des agents. Face à ce blocage, la mission de la Banque mondiale formule plusieurs recommandations. Elle demande le transfert sans délai, par le projet, d’une note détaillée aux coordinations des recensements, afin de permettre le traitement des paiements dus aux agents. En retour, les coordinateurs de recensements doivent transmettre au projet des dossiers conformes, constitués à partir des listes d’agents vérifiées et validées. L’accent doit porter sur le respect des procédures et la production des justificatifs exigés. Le diagnostic est donc posé et les mesures correctives indiquées, mais la dette envers les agents reste entière. Son montant total n’est pas connu, pas plus que les raisons précises du blocage administratif qui en retarde le règlement. Aucune échéance n’est pour l’heure communiquée pour mettre fin à l’attente des agents recenseurs, dont la mobilisation sur le terrain avait pourtant conditionné la réussite de l’opération, dont les résultats sont désormais attendus. Une opération déjà marquée par les prolongations et les critiques Ce différend financier s’ajoute à une liste de difficultés qui jalonnent le recensement depuis son lancement. En juillet 2026, alors que l’opération devait initialement s’achever, une nouvelle prorogation avait été accordée. Par un arrêté signé le 31 juillet 2026, le Premier ministre Joseph Dion Nguté avait décidé de prolonger les opérations de dénombrement jusqu’au 15 septembre, une deuxième prorogation après une première déjà intervenue. Lancé en avril 2026, le quatrième Recensement général de la population et de l’habitat représente une opération statistique majeure pour le Cameroun. Les données recueillies doivent permettre d’actualiser les informations démographiques et les caractéristiques de l’habitat, des éléments qui servent à la planification des politiques publiques, à l’élaboration des programmes de développement et à la répartition des ressources. L’opération, loin d’avoir été une sinécure, aura ainsi cumulé les écueils : revendications des agents recenseurs, prolongations successives du calendrier et critiques persistantes d’une opinion publique qui dénonce des zones entières restées, selon elle, hors du champ effectif du dénombrement.
Mis à jour 9 oct.