Région de l’Ouest : sécurité renforcée et vie chère au menu de Bakou
La région de l’Ouest a tenu sa réunion de coordination administrative, opérationnelle et de maintien de l’ordre les 8 et 9 juin 2026 à Bakou, dans le département du Haut-Nkam. Pénurie de carburant, tribalisme sur les réseaux sociaux, criminalité persistante dans certains départements : le gouvern...
237onlinePar Alain-Claude Ndommercredi 10 juin 2026 à 16:411 vues

La région de l’Ouest a tenu sa réunion de coordination administrative, opérationnelle et de maintien de l’ordre les 8 et 9 juin 2026 à Bakou, dans le département du Haut-Nkam. Pénurie de carburant, tribalisme sur les réseaux sociaux, criminalité persistante dans certains départements : le gouverneur Awa Fonka Augustine a dressé un bilan du premier semestre 2026 qui ne cache pas les difficultés. Carburant, spéculation et ordre public : les mots du gouverneur La pénurie de carburant qui secoue la région depuis quelques jours a été le premier sujet sur la table. Awa Fonka Augustine n’a pas mâché ses mots. « Des instructions ont été données afin que les auteurs de la rétention frauduleuse du carburant soient sanctionnés », a-t-il martelé devant les autorités administratives réunies à Bakou. Le gouverneur a également dénoncé les spéculations qui paralysent les marchés et fragilisent les ménages, prescrivant des contrôles inopinés et rigoureux pour traquer les acteurs véreux. C’est une sortie ferme. Sur le plan sécuritaire, le tableau est contrasté. La région se porte « relativement bien » selon les termes mêmes du gouverneur, mais certains signaux inquiètent. La criminalité reste persistante dans plusieurs départements, dont la Mifi, le Noun et le Koung-Khi. Le tribalisme, la stigmatisation et les discours de haine qui circulent sur les réseaux sociaux ont été pointés comme des menaces pour la cohésion sociale. Awa Fonka Augustine a appelé les populations de l’Ouest à « consolider le vivre ensemble et la cohabitation harmonieuse entre les fils et filles du Cameroun vivant dans cette région. » Ce n’est pas anodin. La région de l’Ouest sort d’un cycle électoral, et le gouverneur a reconnu que le climat politique reste stable, mais fragile. Les manifestations post-électorales sont derrière, le dynamisme économique reprend, mais les vieilles fractures communautaires demandent une vigilance constante. Bonne nouvelle sur le front sécuritaire : les forces de défense et de sécurité ont récemment démantelé un réseau dormant de séparatistes à Bafoussam. Le gouverneur a salué le déploiement des forces de maintien de l’ordre, dont le professionnalisme a permis la saisie et la destruction d’importants stocks de cannabis, de faux médicaments et de vin frelaté. Des résultats concrets, obtenus grâce à la collaboration des populations. Une région sous pression du côté du Nord-Ouest, et une économie qui reprend doucement La proximité avec la région du Nord-Ouest reste une préoccupation structurelle. Awa Fonka Augustine a prescrit le renforcement de la vigilance et la recherche accrue du renseignement prévisionnel, avec la collaboration active des communautés locales. On ne sait pas encore précisément quels dispositifs supplémentaires seront déployés, mais le message envoyé aux forces de l’ordre est sans ambiguïté. L’économie, elle, reprend. Le gouverneur l’a dit sans triomphalisme : la région se porte relativement bien. Les marchés fonctionnent, les activités reprennent après les perturbations de la période électorale. Mais la vie chère reste une réalité quotidienne pour les ménages. Le carburant qui manque depuis quelques jours vient aggraver une situation déjà tendue, en renchérissant les coûts de transport et en perturbant les circuits d’approvisionnement. Les contrôles inopinés annoncés dans les stations-service et les dépôts clandestins devraient, en théorie, desserrer l’étau. Mais le problème de la spéculation sur les produits de première nécessité n’est pas nouveau dans la région, et les sanctions annoncées lors de réunions précédentes n’ont pas toujours été suivies d’effet. Cette fois, le ton est plus tranchant. Ce qui ressort de Bakou, c’est une administration régionale qui prend la mesure des tensions, sans les minimiser. Les défis sont réels, connus, et le gouverneur les a nommés un à un devant ses collaborateurs. Reste à voir si les instructions données se traduiront en actions mesurables sur le terrain avant la fin du deuxième semestre. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 10 juin