Retrait des pièces de monnaie : à Yaoundé, le terrain tranche
Il est 10h02 ce lundi 2 novembre 2026, avenue des banques à Yaoundé, et la porte de la Beac se referme sur ceux qui arrivent deux minutes trop tard. Retour demain, leur dit-on. Deux jours après le lancement du retrait des pièces de monnaie des gammes 1958 à 1985, banques et usagers s’ajustent cha...
237onlinePar Laurent Dibymercredi 4 novembre 2026 à 06:01

Il est 10h02 ce lundi 2 novembre 2026, avenue des banques à Yaoundé, et la porte de la Beac se referme sur ceux qui arrivent deux minutes trop tard. Retour demain, leur dit-on. Deux jours après le lancement du retrait des pièces de monnaie des gammes 1958 à 1985, banques et usagers s’ajustent chacun à sa façon. Certains clients étaient pourtant là avant 7h. Des dépôts, mais pas d’échange au guichet Au siège de la Direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale, l’opération de dépôt était terminée pour cette première journée. Aucun responsable à joindre, mais à la guérite, on confirme que tout s’est bien passé. L’objectif : retirer les anciennes pièces pour limiter les confusions de dénominations et donner plus de lumière aux gammes récemment mises en circulation. Dans les banques voisines, un responsable explique : « Nous ne faisons cette opération que pour nos clients qui, pour la plupart jusqu’ici, ne viennent que pour faire des dépôts dans leurs comptes. Aucune autre disposition n’a été prise. » Trois autres établissements disent la même chose. Dans une autre banque, on conseille carrément de filer au siège de la Beac. Le calendrier officiel est simple. Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, l’échange se fait dans les banques, les établissements de microfinance ou les agences Beac. Du 1er août au 31 octobre 2027, uniquement dans les agences Beac. L’opération est gratuite, selon un rappel du gouverneur sur la page Facebook de la Banque centrale. Dans les boutiques, chacun fait comme il peut C’est là que ça se complique. Une grande chaîne de supermarchés refuse les pièces démonétisées depuis dimanche, en application d’un communiqué signé par la hiérarchie. Un commerçant posté devant l’hôpital central, lui, continue de prendre les « anciennes pièces » et dit qu’il trouvera le moyen de les échanger plus tard. « Je ne vais pas stresser les malades. » Les usagers racontent le même flottement. Un chauffeur de moto a rendu une pièce de 100 F de celles à retirer. Une cliente a dû demander de la changer pour payer un taxi. Sylvie Tono, agent public, a trouvé la démarche simple : « Il n’a pas compliqué. » Salomé Ntsama, agent de parking, s’y met sans souci. Collins Kungso, vendeur de viande, ne refuse rien, mais s’agace que certaines grandes surfaces et stations-service remettent de l’argent aux banques sans les accepter eux-mêmes. Il demande aux médias de sensibiliser davantage. Franchement, ça pose question. Une banque qui n’échange que pour ses clients, un supermarché qui ferme la porte, un vendeur de viande qui ramasse tout : on attendait mieux d’une opération annoncée pour un an. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
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