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Roger Justin Noah : "les camerounais crient sur les réseaux sociaux mais rampent dans la vie"

Une tribune virulente signée Roger Justin Noah relance le débat sur l’engagement citoyen au Cameroun, en pointant un décalage croissant entre indignation

Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actueldimanche 3 mai 2026 à 20:20
Roger Justin Noah : "les camerounais crient sur les réseaux sociaux mais rampent dans la vie"
Une tribune virulente signée Roger Justin Noah relance le débat sur l’engagement citoyen au Cameroun, en pointant un décalage croissant entre indignation en ligne et mobilisation sur le terrain. Dans ce texte largement partagé sur les réseaux sociaux, l’auteur critique ce qu’il qualifie de « colère virtuelle« , illustrée par la multiplication de réactions en ligne face aux difficultés du quotidien, allant des pénuries d’eau et d’électricité aux dysfonctionnements des services publics. Selon Roger Justin Noah, ces prises de position numériques ne se traduisent que rarement par des actions concrètes. « Le pouvoir ne tombe pas sous les likes« , écrit-il, estimant que l’expression digitale, bien que massive, reste sans impact réel en l’absence de mobilisation collective. Lire la tribune de Roger Justin Noah : « Les camerounais crient sur les réseaux sociaux mais rampent dans la vie. Les Camerounais ont le clavier vengeur et les genoux pliés. Sur les réseaux sociaux, c’est une marée noire d’indignation. Chaque scandale – pénurie d’eau, électricité fantôme, hôpital sans médicaments, policier qui rançonne – déclenche des milliers de commentaires enflammés. On partage, on s’indigne, on jure que « ça ne peut plus durer ». Et puis, rien. Dès qu’il faut sortir du virtuel, la fureur s’éteint. Les mêmes lions deviennent des agneaux. On serre les dents. On se tait. On accepte. La peur – celle des coups, des arrestations, du « je veux voir mes enfants grandir » – a gagné. Définitivement. Ailleurs, un barrage de police qui extorque les voyageurs finit brûlé. Ici, on poste la vidéo et on espère un partage viral. Ailleurs, des journées sans électricité déclenchent des manifestations. Ici, on allume un groupe et on crée un mème. Des étrangers torturent et tuent des Camerounais, on lit ou on regarde la vidéo, on félicite le blogueur qu’on compare au FBI, on commente comme si le lendemain, on sera tous dans la rue pour dire trop c’est trop. Et puis… rien. « Personne ne veut lire l’heure. » Ce n’est pas de la résignation. C’est de la lâcheté collective déguisée en sagesse. Camerounais, arrêtez de croire que tweeter est un acte de bravoure. La rue ne tremble pas devant vos statuts. Le pouvoir ne tombe pas sous les likes. Tant que votre colère tiendra dans un téléphone, on continuera à vous marcher dessus. Réveillez-vous : le prix de la liberté a toujours été plus élevé qu’un abonnement internet. Et certains énergumènes veulent se moquer des militants du MRC qui ont fait et on a vu ? Roger Justin Noah » Laisser un commentaireAnnuler la réponse. Derniers articles Obsèques d’Anicet Ekane : le MRC claque la porte et dénonce l’exclusion du Manidem Cavaye Yeguie Djibril décède : retour sur le parcours d’un homme d’influence Décès de Cavaye Yéguié Djibril, ancien président de l’Assemblée nationale Fecafoot : Samuel Eto’o dans la tourmente, le TAS s’empare du dossier des arbitres De ENEO à SOCADEL : « ce qui change, c’est la liste des bénéficiaires du prochain partage » (Opinion) Notre renoncement : de la mythologie des cercles mystiques à l’anthropologie de notre lâcheté (Opinion) SOCADEL : un trio stratégique aux commandes, le gouvernement exige des résultats visibles et rapides Électricité au Cameroun : SOCADEL voit le jour avec un passif de 800 milliards de FCFA Du DGA d’Eneo au sommet : Oumarou Hamandjoda propulsé DG de la toute nouvelle SOCADEL Bonabéri : un ex-détenu gagne la confiance de ses pasteurs puis les dépouille de 4,2 millions de FCFA
Mis à jour Il y a 2h