Route Douala-Bafoussam : après le décret de financement de Paul Biya, voici ce qu’il faut savoir sur la réalisation des travaux
À la suite de la signature du décret d’habilitation par Paul Biya, reste attendue celle de l’accord de prêt entre le ministre en charge de l’Économie et la Banque islamique de développement, bailleur de ce financement de 139,2 milliards de francs CFA. Côté maître d’ouvrage, le processus de passat...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZjeudi 8 octobre 2026 à 16:401 vues

À la suite de la signature du décret d’habilitation par Paul Biya, reste attendue celle de l’accord de prêt entre le ministre en charge de l’Économie et la Banque islamique de développement, bailleur de ce financement de 139,2 milliards de francs CFA. Côté maître d’ouvrage, le processus de passation des marchés est engagé depuis plusieurs mois déjà. Un appel à manifestation d’intérêt a ainsi été lancé pour la sélection de la maîtrise d’œuvre, et l’analyse des offres reçues doit permettre d’attribuer les prestations de contrôle technique avant la fin de l’année 2026. Pour les marchés de travaux, le processus de pré-qualification des entreprises a également été lancé, avec des offres déposées le 2 février 2026. Près d’une trentaine de candidatures, émanant d’entreprises camerounaises et de multinationales, ont été analysées, et celles retenues seront invitées à soumettre des offres techniques et financières dans le cadre d’un appel d’offres international restreint. Selon les projections du maître d’ouvrage, les travaux pourraient démarrer au premier trimestre 2027. Longue de 218,9 kilomètres, la route sera réhabilitée en trois lots : Bekoko-Penja (70 km), Penja-pont sur le Nkam (77,9 km) et pont sur le Nkam-Bandjoun (71,2 km). Les traversées des grandes agglomérations seront dédoublées en 2×2 voies. Le chantier prévoit aussi la construction d’un pont en béton armé de 14 mètres linéaires au PK 159+800, sur la rivière Moumé, ainsi que la réhabilitation des cinq autres ponts du tracé. Les délais annoncés sont de 48 mois pour les tronçons Bekoko-Penja et Penja-pont du Nkam, contre 42 mois pour le tronçon pont du Nkam-Bandjoun, des durées à ne pas confondre avec celle du financement lui-même, fixée à 20 ans. Leur point de départ réel dépendra de l’attribution des marchés et de la notification des ordres de service. Des infrastructures connexes attendues Au-delà de la route principale, le projet intègre 108 kilomètres de routes locales ou rurales selon une présentation de septembre 2026, alors qu’une communication du ministère des Travaux publics datant de mars 2025 évoquait plutôt 110 kilomètres de routes en terre. Rien ne permet, à ce stade, de déterminer si cet écart de deux kilomètres résulte d’un ajustement du projet ou d’un simple arrondi. Des écoles, des centres de santé, des marchés, des équipements agricoles et des installations d’approvisionnement en eau doivent également être construits ou rénovés dans le cadre de ce programme, sans que la Banque islamique de développement ne précise leur nombre, leur localisation, ni la part du budget qui leur serait consacrée.
Mis à jour 8 oct.