Saison des pluies : la CUD cure ses drains à risque à Douala
La Communauté urbaine de Douala a lancé depuis environ deux semaines une opération de curage des principaux drains de la ville, en prévision de la grande saison des pluies attendue jusqu’à mi-novembre. Pelleteuses déployées, quartiers ciblés, riverains soulagés : l’initiative vise à éviter les in...
237onlinePar Alain-Claude Ndomsamedi 13 juin 2026 à 17:59

La Communauté urbaine de Douala a lancé depuis environ deux semaines une opération de curage des principaux drains de la ville, en prévision de la grande saison des pluies attendue jusqu’à mi-novembre. Pelleteuses déployées, quartiers ciblés, riverains soulagés : l’initiative vise à éviter les inondations qui reviennent chaque année frapper les mêmes zones. Le signal est clair, la CUD choisit d’anticiper plutôt que de gérer l’urgence. Tergal, Nylon, Kondi : les drains les plus critiques en chantier Cinq sites sont visés en priorité. Le drain de Tergal au lieu-dit « Couloir d’or », celui derrière le Lycée de Nylon Brazzaville, le drain sur le Kondi au carrefour Cité des Palmiers, tous situés dans la commune de Douala III, et le drain qui longe la clinique des Poitiers à la vallée Bessengue, en commune de Douala 1er. Des zones connues pour leurs inondations récurrentes dès les premières pluies sérieuses. Le mercredi 10 juin 2026, une évaluation de l’opération a été conduite par les responsables de la direction des Grands travaux de la CUD. À Tergal, les habitants ont observé le déploiement de la pelle excavatrice qui libérait le drain principal de détritus et de déchets ménagers accumulés depuis des mois. Julienne Ketchaba, riveraine du drain, résume ce que beaucoup ressentent : « Je voudrais dire merci à la Communauté urbaine de Douala. En saison de pluies, nous souffrons énormément. Quand vous essayez de sensibiliser les voisins, vous devenez l’ennemi de tout le monde. L’eau rentre dans les maisons et nous sommes obligés de soulever les matelas. » Pour le drain sur le Kondi, c’est une pelle amphibie qui a été mobilisée. Brice Kamdem, sous-directeur à la direction des Grands travaux, a précisé la logique de l’opération : « Nous avons enregistré de nombreuses plaintes sur des phénomènes liés aux inondations dans différents quartiers. Le patron de l’exécutif municipal a décidé d’anticiper en mobilisant les entreprises pour les travaux de curage des sections critiques. » Le vrai problème, c’est l’amont Les drains sont curés. Mais dans combien de semaines seront-ils à nouveau bouchés ? Dieudonné Danine, chef de bloc dans l’un des quartiers concernés, a dit ce que tout le monde sait sans toujours l’admettre : le problème vient en grande partie de l’incivisme. Les drains sont devenus des dépotoirs. Les habitants y jettent les ordures ménagères, les eaux usées, parfois des gravats. Bétonner les drains, comme il l’a suggéré à la CUD, est une piste technique. Mais ça ne résout pas le comportement. Pourtant, la CUD n’a pas attendu que tout soit parfait pour agir. Et c’est une bonne chose. Trop souvent, ces opérations arrivent après la catastrophe, quand les maisons sont déjà inondées et les matelas trempés. Là, les travaux précèdent la saison. C’est rare, et ça mérite d’être noté. On ne sait pas encore si tous les tronçons prévus seront traités avant les premières grosses pluies de juin. Les délais restent flous selon les informations disponibles à ce stade. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 13 juin