Samuel Eto’o répond à ses détracteurs : « nous ne sommes pas au même niveau de responsabilité »
L’ancien capitaine des Lions indomptables et président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o, a livré mardi un message particulièrement offensif, dans lequel il dénonce ceux qu’il accuse de vouloir « imposer leur médiocrité » et de briser l’espoir de la jeunesse camer...
Cameroun Actuel - Portail d'information sur l'actualité au Cameroun — feedPar Cameroun Actuelmardi 18 août 2026 à 09:301 vues

L’ancien capitaine des Lions indomptables et président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o, a livré mardi un message particulièrement offensif, dans lequel il dénonce ceux qu’il accuse de vouloir « imposer leur médiocrité » et de briser l’espoir de la jeunesse camerounaise. Dans ce texte publié après le sacre historique des Lionnes indomptables à la Coupe d’Afrique des nations féminine, Samuel Eto’o affirme avoir fait le choix de continuer à défendre une certaine idée du Cameroun, malgré les critiques et les controverses qui l’entourent. S’inspirant de cette image sur laquelle on peut voir une lionne indomptable embrasser un jeune enfant lors du tour de ville avec le trophée de la CAN féminine 2026, Samuel Eto’o Fils affirme qu’il se battra pour cette jeunesse qui a le droit de rêver. Lire le coup de gueule de Samuel Eto’o Fils : « En voyant cette image ce matin, je me suis fait une promesse : je ne cesserai jamais de me lever contre ceux qui veulent nous imposer leur médiocrité. Ceux dont la fortune reste intraçable. Ceux qui voudraient nous faire croire que, dans ce beau pays, nous devrions tous être des voleurs. Ceux qui veulent faire croire que réussir, au vu et au su de tous, serait devenu un crime. Des hommes sans parcours, sans bilan et parfois sans véritable CV voudraient tuer l’espoir et briser les rêves de toute une génération, simplement pour préserver leurs petites places et leurs petits intérêts. Mais ils oublient une chose essentielle : le Cameroun est plus grand que nous tous. Nous passerons. Nos fonctions passeront. Nos querelles passeront. Mais le Cameroun restera. Et tant que Dieu me donnera la force de me tenir debout, je me battrai pour ce Cameroun que j’aime. Pour cette jeunesse qui a le droit de rêver. Pour tous ceux qui doivent comprendre qu’il est encore possible de partir de presque rien, de travailler, de tomber, de se relever et de réussir. Un certain « intellectuel » se donne beaucoup de mal, ces derniers temps, pour exposer aux yeux de tous les limites de sa pensée. Il souhaiterait, paraît-il, débattre avec moi. Cela n’arrivera pas. Tout simplement parce que, dans l’ordre des choses, nous ne sommes pas au même niveau de responsabilité ni dans le même registre. Je lui laisse donc les débats qu’il recherche et je continue à consacrer mon énergie à ce qui compte réellement : construire, servir et transmettre. Je ne laisserai jamais un groupuscule de personnes imposer un récit mensonger sur une histoire qui a fait rêver, qui fait encore rêver et qui, je l’espère, continuera de créer des rêves bien après nous. On pourra tout dire : le poisseux, le talentueux, le bosseur, le chanceux… Peu importe. L’histoire, elle, ne s’écrit ni dans la jalousie ni dans le bruit. Elle s’écrit par les actes et les résultats. Et aujourd’hui, une pensée particulière pour Son Excellence Monsieur le Président de la République, Paul Biya : il ne manquait que cette Coupe d’Afrique féminine. Le Cameroun d’abord. Le Cameroun toujours. »
Mis à jour 18 août