Samuel Eto’o séduit par le génie camerounais qui réalise le siège de la FECAFOOT en bambou
Un ingénieur artisanal camerounais vient de marquer les esprits. Avec une maquette grandeur nature du siège de la FECAFOOT entièrement conçue en raphia, il a impressionné jusqu’au président Samuel Eto’o. L’œuvre, réalisée à la main avec une précision chirurgicale, prouve que le Cameroun regorge d...
237onlinePar Bettanie Ndielundi 6 juillet 2026 à 17:11

Un ingénieur artisanal camerounais vient de marquer les esprits. Avec une maquette grandeur nature du siège de la FECAFOOT entièrement conçue en raphia, il a impressionné jusqu’au président Samuel Eto’o. L’œuvre, réalisée à la main avec une précision chirurgicale, prouve que le Cameroun regorge de talents insoupçonnés. Celui ci a travaillé dans l’ombre pendant près d’un an. « C’est simple », confie un proche de la fédération : « Il a utilisé des techniques ancestrales de tissage de bambou, transmises de génération en génération dans l’Ouest du pays. » Le résultat ? Une réplique miniature du bâtiment de de la FECAFOOT, mais en raphia, avec des détails si précis que les visiteurs s’y trompent. Une prouesse technique et artisanale La maquette, exposée dans les locaux de la FECAFOOT, mesure près de deux mètres de haut. Selon nos informations, elle a nécessité plus de 500 tiges de raphia, soigneusement sélectionnées et traitées pour éviter toute moisissure. « Le plus dur n’était pas la taille, mais la texture », explique l’artisan, qui a refusé de donner son nom. « Il a fallu reproduire les lignes architecturales du bâtiment tout en gardant l’aspect brut du bambou. » Un défi relevé avec brio, au point que Samuel Eto’o aurait demandé à le rencontrer en personne. La rencontre a eu lieu la semaine dernière. « Quand j’ai vu cette maquette, j’ai été impressionné par le savoir-faire local », a déclaré Eto’o devant la presse. « C’est une belle démonstration de créativité camerounaise. » Le président de la FECAFOOT n’a pas caché son enthousiasme, promettant même de soutenir l’artisan dans ses futurs projets. « On ne sait pas encore si cette technique sera utilisée pour le vrai siège », précise un cadre de la fédération. « Mais l’idée mérite d’être explorée. » Quand l’innovation locale défie les standards Mais au-delà de l’anecdote, cette maquette soulève une question : pourquoi le Cameroun, riche en ressources naturelles comme le raphia, mise-t-il si peu sur ses matériaux locaux ? « Le chiffre fait mal », estime un architecte de Douala. « Alors que le bambou est écologique, résistant et peu coûteux, les grands projets continuent de privilégier le béton et l’acier. » Une contradiction qui interroge. Pourtant, des initiatives comme celle-ci montrent que les solutions existent. « Le truc c’est que », comme le dit souvent l’artisan, « personne ne prend le temps de valoriser ces techniques. » Une réalité qui rappelle les nombreux talents camerounais, souvent relégués au second plan au profit de solutions importées. « Difficile de ne pas y voir un aveu d’échec de notre système éducatif et industriel », lâche un observateur.Cette maquette pourrait bien être le début d’une prise de conscience. Si Samuel Eto’o décide de l’exploiter, elle deviendrait un symbole : celui d’un Cameroun qui mise sur son génie propre plutôt que sur des modèles étrangers. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop
Mis à jour Il y a 2h