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Samuel Eto’o une légende du football ne doit pas avoir peur de la critique

Selon le journaliste Klaurel Kengne, diriger la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), ce n’est plus être le numéro 9 qui répond à ses adversaires sur […]

ActuCamerounPar Armand Djaleumardi 18 août 2026 à 18:22
Samuel Eto’o une légende du football ne doit pas avoir peur de la critique
On peut aimer Samuel Eto’o. On peut admirer le footballeur exceptionnel qu’il a été. On peut reconnaître son immense contribution au football camerounais et africain. On peut même soutenir certaines de ses initiatives à la tête de la Fecafoot. Mais tout cela ne doit jamais nous empêcher de poser des questions sur sa gouvernance. La Fecafoot n’est pas la propriété personnelle de Samuel Eto’o. C’est une institution. Et lorsqu’on dirige une institution, surtout une institution aussi importante pour la vie sportive du pays, il faut accepter que les décisions soient observées, analysées, discutées et, parfois, sévèrement critiquées. Le problème commence lorsque toute critique est perçue comme une attaque personnelle. Lorsqu’un intellectuel, un journaliste, un ancien footballeur ou simplement un citoyen porte un regard critique sur la gestion de la Fecafoot, la réponse ne devrait pas être l’invective ou le mépris. Elle devrait être l’argumentation. Récemment, dans une passe d’armes avec le professeur Mathias Éric Owona Nguini, j’ai lu des choses incroyables et ce mardi ce qui m’a d’avantage heurté c’est la publication du président de la FECAFOOT qui en félicitant nos valeureuses lionnes pour leur sacre lors de CAN gagnée avec brio au Maroc a écrit « certains intellectuels », avec le mot intellectuels mis entre guillemets, faisant allusion au professeur Mathias Eric Owona Nguini dont les positions politiques ne m’ont jamais intéressées je le précise une attitude de Samuel Eto’o qui a particulièrement retenu mon attention. Je ne prétends pas ici interpréter les intentions de Samuel Eto’o, mais cette manière de désigner un intellectuel mérite tout de même qu’on s’interroge. Car dans une République normale, l’intellectuel n’est pas l’ennemi du dirigeant. Au contraire. L’intellectuel questionne. Il analyse. Il déconstruit. Il met en lumière les contradictions. Il peut se tromper, évidemment. Mais lorsqu’il se trompe, on lui répond par des arguments, pas par le dénigrement. Et il faut le rappeler : le professeur d’université, même lorsqu’on conteste violemment ses positions, participe à la formation des générations qui feront demain fonctionner notre pays. On peut ne pas être d’accord avec le professeur Owona Nguini. On peut considérer son analyse de la gestion de la Fecafoot comme injuste, excessive ou erronée. Mais son statut d’universitaire et son droit à la critique ne devraient pas être remis en cause pour autant. Samuel Eto’o est une légende. Son parcours de footballeur est immense. Son nom appartient déjà à l’histoire du football africain. Mais justement, une légende doit aussi savoir grandir avec les responsabilités que lui confère son statut. Diriger la FECAFOOT, ce n’est plus être le numéro 9 qui répond à ses adversaires sur un terrain. C’est diriger une institution dont les statuts confient au président des responsabilités importantes dans le fonctionnement et la supervision de la Fédération. (⁠Fédération Camerounaise de Football) Et dans une institution, il existe une chose fondamentale : la contradiction.
Mis à jour 18 août
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