Samuel Nzoke : « j’exige la démission immédiate et sans condition de Samuel Eto’o de la Fecafoot »
L’analyste sportif Samuel Nzoke exige la démission immédiate de Samuel Eto’o de la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot). Cette déclaration virulente repose […]
ActuCamerounPar Armand Djaleusamedi 29 août 2026 à 09:221 vues

IL SE COURBE AU NORD POUR VENIR NOUS PIÉTINER AU SUD. En tant que personne privée, un dirigeant est libre de ses affinités ; mais en tant que président de fédération, a-t-il le droit d’engager le football d’un pays sur des choix géopolitiques et des tournants mercantiles majeurs en faisant l’impasse sur l’État ? Qu’est-ce qui peut bien faire croire au Président de la FECAFOOT que l’ensemble des Camerounais se reconnaît et souscrit béatement à de pareils engagements ? C’est un impair institutionnel majeur. En théorie, les textes de la FIFA sanctuarisent l’indépendance associative. En pratique, c’est une illusion : la grande majorité des infrastructures lourdes, des stades et des politiques de jeunesse reposent sur le budget des contribuables et l’effort régalien de la République. Agir ainsi, c’est commettre une forme de dissidence diplomatique sportive : vouloir les avantages de l’ancrage national tout en s’affranchissant de toute concertation avec l’État. Faire reposer l’avenir du sport-roi sur les largesses d’une organisation internationale relève d’une double démission, car la politique publique ne peut pas être externalisée à une technocratie mondiale du « football business ». Mais au fond, ne sommes-nous pas en plein dans les errements d’un ego hypertrophié ? Pour le vernis de la protection et les dorures d’un clan, il faut bien nourrir la machine des officines numériques et s’offrir à tout prix le costume du « prestigieux » en prime-time sur CNN, histoire d’éblouir la galerie du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et jusque dans les profondeurs de la diaspora. Pour un strapontin sous les projecteurs occidentaux, le zèle n’a plus de limites.
Mis à jour Il y a 6j