Sapeurs-pompiers : Yaoundé simule un accident chimique et radiologique à Etam Bafia
Un camion-citerne de 30 000 litres de gasoil percute un véhicule qui transportait des sources radioactives en cachette. Le scénario était fictif, mais l’exercice de simulation des sapeurs-pompiers à Yaoundé, organisé hier à Etam Bafia, a mobilisé 200 participants. Le Corps national de sapeurs-pom...
237onlinePar Alain-Claude Ndomjeudi 5 novembre 2026 à 05:42

Un camion-citerne de 30 000 litres de gasoil percute un véhicule qui transportait des sources radioactives en cachette. Le scénario était fictif, mais l’exercice de simulation des sapeurs-pompiers à Yaoundé, organisé hier à Etam Bafia, a mobilisé 200 participants. Le Corps national de sapeurs-pompiers voulait éprouver sa réaction face à une catastrophe technologique, dans un quartier à forte densité. Un scénario volontairement tordu Le décor : collision, incendie, sur-accident, victimes prises au piège dans les véhicules. Tout y est passé. Huit services et organismes ont joué le jeu, dont la gendarmerie, la sûreté nationale, la direction de la santé militaire, la Protection civile, la Croix-Rouge camerounaise et la Société camerounaise de dépôts pétroliers. S’y ajoutent l’autorité de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire. Une cinquantaine de figurants et 28 véhicules de secours complétaient le dispositif, placé sous la direction du lieutenant-colonel Ntuntu Léonard, commandant du 10e groupement. La zone a été découpée en trois périmètres, rouge, orange et verte, avec un point de regroupement des moyens, un poste de commandement en zone verte et un poste médical avancé. Le général de division Mahamat Ahmed, commandant du Corps, a présenté l’enjeu : « Il nous permet d’apprécier la réactivité du Corps national de sapeurs pompiers et sa capacité opérationnelle. » Le matériel, les moyens engagés et les procédures étaient aussi passés au crible. Et les riverains dans tout ça ? Le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, a pu constater de ses yeux ce que valent les secours. Pour lui, la coordination est l’élément décisif en cas de catastrophe. Il a rappelé que la densité de population expose les habitants : dans le scénario, un accident en a provoqué un autre. Son message aux populations tient en une consigne : respecter le périmètre de sécurité fixé par les forces. Il a aussi recommandé de suivre la réglementation sur le transport de substances dangereuses. Franchement, c’est le point qui pose question. Les camions-citernes traversent nos quartiers tous les jours, et rares sont les riverains qui savent quoi faire si l’un d’eux prend feu. Un exercice d’une journée ne change pas les habitudes, mais il a le mérite d’exister. On ne sait pas encore si d’autres simulations sont prévues dans d’autres quartiers de la capitale. Reste à voir si l’exercice sera répété ailleurs, notamment dans les zones proches de dépôts pétroliers. Le test grandeur nature a eu lieu, le retour d’expérience, lui, n’a pas été communiqué. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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