Scandale à Bangangté : le maire Eric Niat incapable de parler medumba
Parler français à Bangangté, passe encore pour un haut fonctionnaire en visite. Mais le faire lors d’une célébration populaire, parce qu’on ne maîtrise pas un traître mot de la langue de ses ancêtres ? C’est la honte absolue. Eric Niat, le maire de Bangangté, a offert ce spectacle pitoyable le 6 ...
237onlinePar Christiane Tamoura Engosamedi 7 novembre 2026 à 06:20

Parler français à Bangangté, passe encore pour un haut fonctionnaire en visite. Mais le faire lors d’une célébration populaire, parce qu’on ne maîtrise pas un traître mot de la langue de ses ancêtres ? C’est la honte absolue. Eric Niat, le maire de Bangangté, a offert ce spectacle pitoyable le 6 novembre dernier, lors des célébrations de l’ascension de Paul Biya à la magistrature suprême. Un discours dans la langue de Molière, en plein village, qui a fait sortir les populations de leurs gonds. Le malaise était palpable, et la colère grondait. Un discours qui passe très mal Il faut dire que le tableau est affligeant. Le maire de Bangangté, Eric Niat, s’est donc présenté face à ses administrés avec un texte en français. Pas un mot de medumba. Zéro. Pas une seule phrase dans la langue du Ndé. Après recoupages minutieux, la vérité éclate au grand jour. L’édile ne sait ni lire, ni écrire, ni même baragouiner le medumba. Il a préféré s’enfermer dans son français de salon, comme un étranger sur sa propre terre. Cette imposture ne passe plus. Les images ont tourné, les langues se sont déliées. Personne n’a compris ce qu’il faisait là, à part étaler son ignorance au grand jour. Il faut quand même le faire. Les populations attendaient des mots de réconfort dans leur langue maternelle, elles ont eu droit à un pensum administratif d’une tristesse absolue. Une mairie déconnectée du terroir C’est un aveu de mépris.On attendait mieux d’un élu censé incarner la culture locale et porter la voix de ses populations. Au lieu de ça, on a un homme qui s’accroche à la langue du colonisateur pour masquer son vide identitaire. Les notables du Ndé ont de quoi être en colère. Un maire qui ne parle pas la langue de son peuple est un maire qui reste sourd à ses réalités les plus profondes. Pourtant, la gestion d’une ville ne se limite pas à signer des papiers en français ou à parader lors des cérémonies officielles. Le signal est clair pour l’avenir : la population ne se laissera plus faire par ces parachutés hors-sol qui méprisent leurs racines. L’indignation est totale, et elle est légitime. On attendait mieux de la part d’un édile. Cette sortie est une insulte à tout un peuple qui se bat pour sa culture. La question de la légitimité d’Eric Niat à la tête de Bangangté se pose avec une acuité nouvelle. S’il ne peut même pas s’adresser à ses gens dans leur langue, comment compte-t-il gouverner ? La suite s’annonce compliquée pour lui, et pour sa majorité. Il devra rendre des comptes. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
Mis à jour Il y a 11h