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Séduit par la probité d’un commissaire à Douala, Jean-Claude Shanda Tonme interpelle Martin Mbarga Nguele

Jean-Claude Shanda Tonme explique d’emblée que sa démarche répond à une exigence de cohérence. S’il estime avoir le devoir de signaler les manquements observés au sein des institutions, il considère tout aussi indispensable de faire connaître les exemples de probité qui subsistent dans l’administ...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZmardi 11 août 2026 à 07:58
Séduit par la probité d’un commissaire à Douala, Jean-Claude Shanda Tonme interpelle Martin Mbarga Nguele
Jean-Claude Shanda Tonme explique d’emblée que sa démarche répond à une exigence de cohérence. S’il estime avoir le devoir de signaler les manquements observés au sein des institutions, il considère tout aussi indispensable de faire connaître les exemples de probité qui subsistent dans l’administration. Un commissaire présenté comme un modèle d’intégrité Un appel à valoriser les fonctionnaires exemplaires « Avançons avec ceux qui travaillent bien » « J’ai le devoir de vous signaler les très mauvaises choses, les défaillances et les violations déontologiques de partout. J’ai aussi, et c’est encore plus impérieux, le devoir de vous signaler les bonnes choses, les très bonnes choses et les mérites de partout dans le corps. Sans cela, on croirait que notre pays n’a plus d’âme, qu’il n’y a que des fautes et le mal, et jamais des mérites et le bien », écrit-il à l’attention du patron de la police, Martin Mbarga Nguele. Un commissaire présenté comme un modèle d’intégrité Au centre de cette lettre figure le commissaire Medjo, en service à la Division régionale de la Police judiciaire du Littoral à Douala. L’auteur précise ne l’avoir « jamais vu » ni même connaître son apparence physique, affirmant fonder son appréciation sur les nombreux témoignages qu’il dit avoir recueillis et vérifiés. Selon Jean-Claude Shanda Tonme, ces témoignages décrivent un fonctionnaire « droit, intègre, professionnel, humain, accessible et incorruptible ». Il affirme que le commissaire aurait conduit plusieurs enquêtes sensibles sans jamais céder aux pressions ou aux intérêts particuliers. « Voici un haut cadre de la police qui a conduit plusieurs enquêtes, mais jamais, selon les témoignages, il n’a mis des intérêts sordides en avant, il n’a fait pression sur les parties, il n’a accepté des rencontres nocturnes en dehors des bureaux pour trafiquer les dossiers. On me dit qu’il ne compte sur rien d’autre que sur ses prières vers Dieu et travaille avec conscience et dégagement », souligne-t-il. Un appel à valoriser les fonctionnaires exemplaires Pour l’auteur de la lettre, le cas du commissaire Medjo mérite une reconnaissance officielle, d’autant qu’il intervient, selon lui, dans un environnement particulièrement difficile. Jean-Claude Shanda Tonme décrit Douala comme une ville où « tous les services publics semblent baigner dans l’anarchie », estimant que les comportements exemplaires de certains fonctionnaires contribuent à préserver l’image des institutions. Il rappelle avoir déjà salué, par le passé, l’action du délégué régional de la Sûreté nationale du Littoral, qu’il dit avoir vu mettre son véhicule personnel à la disposition d’une veuve âgée de 75 ans lors d’une enquête, ainsi que celle du commissaire central n°1 de Douala dans une affaire impliquant des ressortissants chinois. Il évoque également le travail du CCP Mbo Mba, responsable du Centre des passeports de Yaoundé. Pour lui, ces exemples ne doivent pas rester dans l’ombre. « Nous devons absolument reconnaître publiquement le mérite de ces fonctionnaires et saluer leur courage et leur patriotisme », plaide-t-il, estimant que ces policiers exercent parfois leurs fonctions dans un contexte où ils peuvent être confrontés à des pressions extérieures. « Avançons avec ceux qui travaillent bien » En conclusion de sa correspondance, Jean-Claude Shanda Tonme invite Martin Mbarga Nguele à encourager davantage les agents dont le comportement honore l’institution policière. Conscient que la mise en avant de certains fonctionnaires peut susciter des jalousies, il estime néanmoins que la reconnaissance du mérite constitue un levier essentiel pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. « Il fallait que je vous signale le cas du commissaire Medjo, surtout dans le chaudron de Douala. Ne nous en préoccupons pas, avançons avec ceux qui travaillent bien et disons-leur toute la reconnaissance de la Nation », conclut-il.
Mis à jour 11 août
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