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politique

Sérail : Amougou Belinga et Eko Eko désormais dans le viseur d’une nouvelle affaire ?

En début de cette semaine est apparue sur les réseaux sociaux une ordonnance de renvoi du juge d’instruction du tribunal de grande instance du département […]

ActuCamerounPar Armand Djaleudimanche 11 octobre 2026 à 10:39
Ceci pour une affaire liée à l’arrestation, à la torture et autres traitements inhumains qu’auraient subi un citoyen Belge nommé JAN Joris CAPPELLE au cours des années 2015 et 2016, et pour laquelle il est désormais appelé à répondre dans les tout prochaines jours. Et pendant, que l’opinion publique s’interrogeait sur la portée de cette nouvelle inculpation, est également apparue en cette fin de semaine sur les réseaux sociaux, une lettre du Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie adressée au Ministre d’État, SG/PR, Ferdinand NGOH NGOH, et dans laquelle, après avoir fait état du soupçon de graves infractions dans la gestion du fameux « chapitre 94 », recommande des poursuites judiciaires contre certaines personnalités, notamment Louis Paul MOTAZE, Jean Sylvain MVONDO, et surtout Jean Pierre AMOUGOU BELINGA. 𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐢̈𝐧𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐞 ! Cependant, la coïncidence de la survenance de ces deux documents dans la même semaine appelle quand-même à quelques interrogations : 1- Comment se fait-il que ce soit en 2026, que le juge d’instruction du tribunal de la Momo rend enfin son ordonnance de renvoi, soit plus de 10 ans après la survenance des faits ? 2- Pourquoi un rapport du SED/Gendarmerie, rédigé depuis décembre 2023, et adressé par voie confidentielle au SG/PR, fait-il subitement son apparition sur l’espace public, près de trois ans plus tard ? 3- Pourquoi dans le cas de la gestion des fonds du « chapitre 94 », en lieu et place de la gendarmerie nationale, le SG/PR n’a-t-il pas plutôt confié l’enquête aux responsables du Contrôle Supérieur de l’État, ou à ceux de la Chambre des comptes, ou encore à ceux du TCS, généralement commis, et nettement plus outillés tant sur le plan technique que juridiques, pour ce genre d’enquêtes ? Ces questions sont d’autant plus importantes que la survenance de ces deux documents, et qui laisse subodorer de nouveaux tourments judiciaires à venir pour Jean Pierre AMOUGOU BELINGA et Maxime EKO EKO, intervient dans un contexte où l’accusation éprouve d’énormes difficultés à étayer l’implication de ces deux personnalités dans l’assassinat de Martinez Zogo, alors que l’on est déjà rendu au 35e témoin. Bien au contraire, les passages des témoins et experts, et surtout les premières auditions des membres de la commission d’enquête mixte ayant conduit l’enquête préliminaires, notamment le colonel Jean Pierre OTOULOU et le Lieutenant-colonel Dieudonné BIALO, ont laissé transparaitre de nombreux manquements graves aux règles de procédures, tels que : – Les arrestations sans titre ; – Les perquisitions sans mandats ; – Des auditions des suspects sans assistance de leurs conseils ; – Des procès-verbaux contenant de graves erreurs ; – L’absence de certaines confrontations, pourtant absolument nécessaires ; – La disparition et le sabotage des téléphones de certains accusés et de la victime ; – L’imprécision quant au véhicule ayant servi à l’opération ; – La présence des acteurs non prévus au sein de la commission d’enquête mixte ;
Mis à jour 11 oct.
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