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SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025

La Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC), chargée de récupérer des créances pour le compte de l’État et de certains organismes publics, peine toujours à retrouver l’équilibre financier. Selon les comptes approuvés le 23 juin 2026 par l’Assemblée générale de cette entreprise publi...

investir au camerounPar equipeit@mediamania.pro (Investir au Cameroun Publication)vendredi 26 juin 2026 à 12:47
SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025
Business in Cameroon Actualités Secteurs Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Trombinoscope Docuthèque Magazines Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025 Commentaires - vendredi, 26 juin 2026 12:47 email facebook instagram linkedin twitter (Investir au Cameroun) - La Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC), chargée de récupérer des créances pour le compte de l’État et de certains organismes publics, peine toujours à retrouver l’équilibre financier. Selon les comptes approuvés le 23 juin 2026 par l’Assemblée générale de cette entreprise publique, l’exercice 2025 s’est soldé par une perte nette de 1,97 milliard de FCFA. Le total du bilan s’établit, lui, à 9,9 milliards de FCFA. Ce résultat ravive les fragilités déjà relevées par la Chambre des comptes de la Cour suprême dans son audit consacré à la gestion de la SRC sur la période 2018-2022. À titre de comparaison, la perte enregistrée en 2025 équivaut à près de 93 % du déficit cumulé constaté par les magistrats financiers sur les cinq exercices audités, estimé à environ 2,1 milliards de FCFA. La comparaison est d’autant plus sensible que la dernière année couverte par cet audit, 2022, s’était déjà soldée par un déficit d’environ 1 milliard de FCFA. Réunie à Yaoundé sous la présidence d’Edoua Gilbert Didier, l’Assemblée générale a décidé d’affecter l’intégralité de la perte 2025 au poste « report à nouveau ». Dans son communiqué final, elle a également exprimé ses « regrets face aux entraves constantes dans l’exercice du mandat de recouvrement » de la SRC. Cette formule ouvre une question centrale: quels acteurs, quelles procédures ou quels blocages institutionnels freinent concrètement l’exécution du mandat confié à cette société publique? Une structure de coûts qui pèse sur l’activité L’audit de la Chambre des comptes avait déjà mis en évidence une situation financière durablement dégradée. Sur la période 2018-2022, la SRC a enregistré trois exercices déficitaires sur cinq. Les magistrats financiers attribuent une partie importante de cette contre-performance au poids des charges de personnel, qui absorbaient l’essentiel des revenus générés par l’entreprise. Entre 2018 et 2022, les dépenses de personnel ont représenté en moyenne 86 % du produit net bancaire, indicateur retenu par l’audit pour apprécier les revenus de l’activité. Certaines années, ces charges ont même dépassé les produits réalisés. En 2020, année marquée par la crise sanitaire, les frais de personnel ont atteint 1,4 milliard de FCFA, contre 1,3 milliard de FCFA de produit net bancaire, soit un ratio de 112 %. Le même déséquilibre s’est reproduit en 2022, avec 1,86 milliard de FCFA de charges de personnel pour 1,82 milliard de FCFA de produit net bancaire, soit un ratio de 102 %. Ce modèle apparaît difficilement soutenable pour une société dont les revenus dépendent principalement des commissions perçues sur les créances effectivement recouvrées. Lorsque l’activité de recouvrement ralentit, ou lorsqu’elle se heurte à des blocages, la SRC conserve une structure de charges lourde qui fragilise mécaniquement ses comptes. La Chambre des comptes a également pointé un déséquilibre dans la répartition des effectifs. Au 31 mars 2024, la SRC comptait 168 agents, mais seulement 18 étaient directement affectés aux activités de recouvrement, soit 10,7 % de l’effectif total. Pour une entreprise dont la mission première est précisément de récupérer les créances publiques et parapubliques, cette répartition pose une question de productivité interne, d’efficacité opérationnelle et d’alignement des ressources humaines sur le cœur de métier. Le paradoxe d’un recouvreur public déficitaire La perte de 2025 ne peut donc pas être lue comme un simple accident comptable. Elle remet en lumière une contradiction plus profonde: la SRC dispose d’un mandat stratégique dans l’écosystème des finances publiques, mais son organisation, sa structure de charges et les obstacles évoqués par son Assemblée générale limitent sa capacité à produire les résultats attendus. La société est censée contribuer à l’assainissement financier de l’État en récupérant des créances parfois anciennes, difficiles à mobiliser ou juridiquement complexes. Mais les performances relevées par l’audit 2018-2022, puis la perte enregistrée en 2025, montrent que ce mandat reste difficile à convertir en recettes suffisantes pour couvrir durablement les charges de fonctionnement. La mention des « entraves constantes » formulée par l’Assemblée générale mérite, à ce titre, d’être clarifiée. Ces obstacles proviennent-ils de débiteurs publics récalcitrants, de procédures judiciaires longues, de résistances administratives, de dossiers insuffisamment documentés ou de limites propres à l’organisation interne de la SRC ? En l’absence de précisions, cette expression souligne davantage l’ampleur du problème qu’elle ne l’explique. Pour l’État, l’enjeu dépasse la seule situation financière de la SRC. Il touche à la capacité des administrations publiques à récupérer les ressources qui leur sont dues, dans un contexte où la mobilisation des recettes internes reste une priorité budgétaire. Une société de recouvrement déficitaire, faiblement dotée en personnel directement affecté à son cœur de métier et grevée par des charges importantes, risque de devenir un maillon faible plutôt qu’un instrument d’assainissement financier. La publication des comptes 2025 confirme ainsi que les fragilités relevées par la Chambre des comptes n’ont pas encore donné lieu à un redressement visible. Le problème n’est plus seulement de constater les pertes. Il est désormais de savoir si la SRC peut être réorganisée autour de sa mission première: recouvrer effectivement les créances, réorienter ses moyens vers les activités opérationnelles et restaurer la crédibilité financière d’un outil public conçu pour rapporter de l’argent à l’État, non pour accumuler les déficits. Amina Malloum Lire aussi: 16-02-2026 - SRC : jusqu’à 112 % du revenu net absorbé par la masse salariale, pour un résultat déficitaire de 2,1 milliards de FCFA 10-02-2026 - SRC : 14,2 milliards de FCFA non reversés au Trésor public, selon la Chambre des comptes 27-01-2026 - La SRC s’arrime aux standards internationaux de protection de la fortune publique Sonara : les nouveaux contours du projet de réhabilitation des infrastructures, finalement porté à 700 milliards de FCFA Access Bank Cameroon soutient entrepreneurs, femmes et jeunes à Promote 2026 SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025 Port de Kribi : AGL engage 2,6 milliards FCFA dans une nouvelle plateforme dédiée au cacao Nachtigal : 35 milliards FCFA déjà mobilisés sur les 56 milliards nécessaires à la reconstitution de la garantie de l’État Gaz domestique : la subvention recule à 48,96 milliards FCFA en 2025 malgré une consommation en hausse BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025 Bvmac : Acep Cameroun engage un nouveau remboursement de plus d’un milliard de FCFA sur son emprunt 2024-2027 Hydrocarbures : Baker Hughes ouvre un centre à Douala pour accompagner la relance pétrolière au Cameroun Café : Beau Café s’associe à l’espagnol Incapto pour ouvrir un débouché au café camerounais Mobilité urbaine: Spiro et Motozone scellent un accord estimé à plus de 500 millions FCFA pour 1 000 motos électriques Douala : sous pression face aux coupures, la mairie engage le dialogue avec la Socadel Affaire Martinez Zogo : à l’audience, la crédibilité du rapport Ouloumou vacille Bafoussam : la mairie menace de retirer les boutiques communales cédées illégalement Secrétariat général de l’OIF : le Rwanda revient chercher l’appui du Cameroun pour Louise Mushikiwabo Économie : malgré l’essor des PME, 87% du tissu productif camerounais reste informel Les plus lus 7 jours 1 mois Cacao : le kilogramme franchit enfin la barre de 2 000 FCFA à trois semaines de la fin de la campagne Corridor Douala-Bangui: la Banque mondiale approuve le financement d’un programme pouvant générer 2000 à 4000 emplois Investir au Cameroun est en deuil Nachtigal : 35 milliards FCFA déjà mobilisés sur les 56 milliards nécessaires à la reconstitution de la garantie de l’État Banques : le top 5 des plus grands financiers de l’économie camerounaise au premier trimestre 2026 Investir au Cameroun est en deuil Commerce : avec Maithé Mall, le groupe Neptune d’Antoine Ndzengue débarque sur le marché de la grande distribution Électricité : après Alucam, le gouvernement autorise Prometal à s’approvisionner directement sur les barrages Patrimoine foncier : l’État recense 1 522 immeubles bâtis à Yaoundé et Douala, évalués à plus de 1 500 milliards FCFA Yaoundé : l’indien Ashoka Buildcon propose un montage clé en main pour la voie de contournement de 1 260 milliards FCFA Inscription à notre newsletter Chaque semaine l'actualité de l'économie et de l'investissement au Cameroun Economie Africaine La BOAD approuve 83,5 M$ pour renforcer les infrastructures scolaires au Mali La Guinée veut mobiliser 563 millions $ pour relancer sa production avicole Maintenance aéronautique : la pénurie mondiale accentue l'intérêt d'investir dans les centres MRO africains Les USA desserrent temporairement l’étau sur les engrais phosphatés marocains Côte d'Ivoire : la plateforme e-justice s'étend à l'ensemble des juridictions du pays Sonara : les nouveaux contours du projet de réhabilitation des infrastructures, finalement porté à 700 milliards de FCFA Access Bank Cameroon soutient entrepreneurs, femmes et jeunes à Promote 2026 SRC : le recouvreur public de l’État creuse ses pertes avec un déficit de 1,97 milliard FCFA en 2025 Port de Kribi : AGL engage 2,6 milliards FCFA dans une nouvelle plateforme dédiée au cacao Nachtigal : 35 milliards FCFA déjà mobilisés sur les 56 milliards nécessaires à la reconstitution de la garantie de l’État Gaz domestique : la subvention recule à 48,96 milliards FCFA en 2025 malgré une consommation en hausse BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025 Actualités Secteurs Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Trombinoscope Docuthèque Magazines Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Actualités Secteurs Agriculture Assurance Education Energie Environnement Finance Mines Santé Travaux Publics Tech Trombinoscope Docuthèque Magazines Business in Cameroon
Mis à jour 26 juin
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