Suspension de Martial Owona : Roméo Cyriaque Mbida s’interroge sur l’impartialité du CNC
Pour Roméo Cyriaque Mbida, la sanction infligée à Martial Owona n’est pas justifiée. Il affirme que le journaliste disposait d’éléments solides pour étayer ses analyses et rappelle que le Groupe L’Anecdote entend contester la décision du Conseil national de la communication devant les juridiction...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.commardi 18 août 2026 à 08:35

Pour Roméo Cyriaque Mbida, la sanction infligée à Martial Owona n’est pas justifiée. Il affirme que le journaliste disposait d’éléments solides pour étayer ses analyses et rappelle que le Groupe L’Anecdote entend contester la décision du Conseil national de la communication devant les juridictions compétentes. Le responsable éditorial s’est également interrogé sur l’impartialité du régulateur, évoquant le traitement d’autres affaires médiatiques, notamment celle de Martinez Zogo en 2023. Selon lui, certaines décisions du CNC interrogent et méritent d’être débattues. Déclaration intégrale de Roméo Cyriaque Mbida « Lorsque le journaliste a suffisamment d’arguments ou alors des preuves de ses allégations, je ne pense pas qu’on doit pouvoir le sanctionner. Le communiqué du groupe L’Anecdote est clair là-dessus. On va saisir les juridictions compétentes. Ce n’est pas un bras de fer, mais c’est une réalité parce qu’on sait que notre chroniqueur, notre journaliste, notre directeur des rédactions a fait un travail d’objectivité journalistique. On ne va pas rentrer sur les bancs scolaires, dans les amphis pour commencer à donner un cours magistral de journalisme. Non. Les choses vues et entendues, c’est-à-dire que la base du journalisme c’est quoi ? Choses vues et entendues. C’est sur cette base qu’on décide de faire un reportage. Le prétexte sur ces choses vues et entendues peut nous pousser à faire un commentaire, une analyse. Et cette analyse ou alors ce commentaire nous conduit droit à un constat. Et c’est là où on se dit, est-ce que la structure du Conseil national de la communication n’est pas manipulée ? Est-ce qu’il n’y a pas des gens qui donnent des orientations au Conseil national de la communication pour pouvoir prendre ce genre de décisions ? Rappelez-vous, en 2023, ce même Conseil national de la communication était là. Toutes les fausses déclarations, toutes les fausses informations qui ont été servies aux téléspectateurs, au public, à travers un ensemble de médias, ces médias n’ont jamais été inquiétés. Même ne serait-ce qu’un rappel à l’ordre. Nous étions en 2023, au début de l’affaire Martinez Zogo. Je n’ai pas souvenance que le Conseil national de la communication avait réussi à interpeller tel ou tel autre journaliste, alors que M. Amougou Belinga bénéficie encore et toujours de la présomption d’innocence. »
Mis à jour 18 août