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politique

Timothée Essomba : « l’acte de défiance est posé par Vision 4… »

Dans l’émission Le Grand Oral sur A1, il rappelle que le Conseil national de Communication est placé auprès du Premier ministre. « L’expression « auprès » vaut tout […]

ActuCamerounPar Armand Djaleulundi 12 octobre 2026 à 10:35
Dans l’émission Le Grand Oral sur A1, il rappelle que le Conseil national de Communication est placé auprès du Premier ministre. « L’expression « auprès » vaut tout son sens. Parce qu’au Cameroun, on place les structures auprès des autres sous deux modalités. La modalité décentralisatrice, la tutelle, et la modalité de subordination qui crée le lien hiérarchique », ajoute-t-il. Selon lui, dans la spécificité du cas CNC, il n’est ni sous la tutelle de quelqu’un, il n’est encore moins sous la subordination hiérarchique des personnes. « Il a l’autonomie de fonctionnement, l’autonomie de gestion, l’autonomie financière. Mais le même texte dit qu’il transmet les rapports au Premier ministre sur l’état de ces activités. Le texte du Mincom dit que le Mincom suit les activités du CNC. Il se crée donc un modèle de coordination administrative qui voudrait que les trois entités collaborent ». « À partir de là, pour la forme, pour ce que je qualifie d’élégance républicaine, si j’avais été ministre de la communication, si j’avais été le conseiller du ministre de la communication, j’aurais soit activé le levier de solliciter une nouvelle session du CNC pour un réexamen ou alors j’aurais sollicité un arbitrage auprès du premier ministre. » Timothée Essomba rappelle par ailleurs que les décisions du CNC sont des actes administratifs susceptibles de recours en interne par le mécanisme du recours gracieux. « Alors lorsque vous vous estimez léser par la décision du régulateur, optez d’abord pour la solution de recours interne. On dit bien, vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès. Il aurait simplement fallu, à vision 4, de saisir le CNC au fait de solliciter sa commisération au regard des enjeux politiques et autres. Le CNC aurait donc eu l’élément matériel pour restaurer avec la possibilité soit de réviser la décision, soit de la réformer, soit même de se rétracter. Il en a le droit », clarifie-t-il.
Mis à jour 12 oct.
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