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Transit au Cameroun : le bordereau électronique de suivi suspendu jusqu’à nouvel ordre

Le Conseil national des chargeurs du Cameroun vient de suspendre le bordereau électronique de suivi des cargaisons pour les marchandises en transit. Le 15 juin dernier, le Directeur général Auguste Mbappe Penda a signé un communiqué officiel en ce sens, annonçant que le document n’est plus exigib...

237onlinePar Laurent Dibyvendredi 19 juin 2026 à 11:18
Transit au Cameroun : le bordereau électronique de suivi suspendu jusqu’à nouvel ordre
Le Conseil national des chargeurs du Cameroun vient de suspendre le bordereau électronique de suivi des cargaisons pour les marchandises en transit. Le 15 juin dernier, le Directeur général Auguste Mbappe Penda a signé un communiqué officiel en ce sens, annonçant que le document n’est plus exigible jusqu’à nouvel ordre. Une décision qui touche directement chargeurs, transitaires, transporteurs et commissionnaires en douane agréés. Ce qui change sur le terrain dès maintenant Le Besc, c’est le document qui couvre les besoins statistiques, d’identification, de contrôle des coûts de transport et de traçabilité des marchandises en provenance ou à destination du Cameroun. Sa suspension, même temporaire, allège une formalité que beaucoup d’opérateurs jugeaient contraignante. Cette décision fait suite aux recommandations du forum tripartite Tchad-Cameroun-République centrafricaine, tenu le 11 mai dernier à Ndjamena. Les priorités de ce forum portaient sur la finalisation du cadre de concertation permanent avec les transporteurs routiers et la simplification des procédures de transit, pour réduire délais et coûts. Supprimer temporairement le Besc pour les marchandises en transit s’inscrit directement dans cette logique. Ce n’est pas la première fois que le CNCC recule sur ce document. En avril dernier déjà, Auguste Mbappe Penda avait prorogé le délai d’exigibilité du Besc, pour permettre aux différents acteurs de finaliser leurs ajustements organisationnels avant une mise en oeuvre dite « harmonieuse et optimale ». Une fenêtre pour fluidifier, mais des questions restent ouvertes L’objectif affiché de cette suspension est double : garantir une meilleure fluidité du trafic tout en maintenant une traçabilité des marchandises. Pourtant, on ne sait pas encore combien de temps durera cette suspension ni quelles conditions déclencheront le retour à l’exigibilité du document. Le CNCC précise que le Besc reste gratuit. Et que les opérateurs concernés doivent se rapprocher des services compétents de l’institution pour toute information complémentaire sur l’application de cette décision. C’est un signal clair envoyé aux pays de la sous-région. Les États d’Afrique centrale cherchent à améliorer leur compétitivité logistique et à fluidifier les échanges commerciaux, et cette suspension en est une illustration concrète, même si les contours définitifs du nouveau dispositif restent à préciser. Reste une interrogation pratique pour les opérateurs : sans le Besc, quels outils de traçabilité s’appliqueront aux marchandises en transit ? Le communiqué ne le dit pas. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.
Mis à jour 19 juin
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