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Transition au Cameroun : Grégoire Owona assure que Paul Biya ne prépare « aucune succession familiale »

Le débat sur la succession de Paul Biya est remis au goût du jour. Dans une tribune publiée dans La Tribune de la Forêt du 12 octobre 2026, Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale et secrétaire général adjoint du RDPC, répond une nouvelle fois aux appels en faveur d’une tran...

Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar LMZdimanche 11 octobre 2026 à 15:18
Transition au Cameroun : Grégoire Owona assure que Paul Biya ne prépare « aucune succession familiale »
Le débat sur la succession de Paul Biya est remis au goût du jour. Dans une tribune publiée dans La Tribune de la Forêt du 12 octobre 2026, Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale et secrétaire général adjoint du RDPC, répond une nouvelle fois aux appels en faveur d’une transition politique et aux interrogations suscitées par la récente révision constitutionnelle ayant créé la fonction de vice-président. Le responsable du parti au pouvoir écarte d’emblée toute idée d’une transmission du pouvoir au sein de la famille présidentielle. « Le président de la République n’a jamais revendiqué la propriété de la fonction présidentielle. Il n’a donc pas le droit de transmettre le pouvoir à un héritier. À mon avis, il n’existe donc aucun successeur désigné de Paul Biya. Il n’existe aucun héritier de Paul Biya. Il n’existe aucune succession familiale de Paul Biya », affirme-t-il. À travers cette nouvelle sortie, Grégoire Owona répond aux spéculations nées de l’instauration du poste de vice-président dans la Constitution révisée. Depuis plusieurs mois, des analyses et commentaires évoquent l’identité de la personnalité qui pourrait être choisie par le chef de l’État si cette fonction venait à être pourvue. Le ministre récuse également les arguments avancés par les partisans d’une transition politique, parmi lesquels figurent notamment Akere Muna, plusieurs journalistes et des acteurs de la société civile. Il leur reproche de vouloir créer une situation que la Constitution ne prévoit pas. Selon lui, « parler d’un « héritier présomptif », c’est introduire dans le vocabulaire républicain un concept monarchique que notre système institutionnel rejette ». Il rappelle que Paul Biya est lui-même arrivé au pouvoir par les mécanismes constitutionnels, à la suite de la démission d’Ahmadou Ahidjo en 1982. Grégoire Owona réaffirme par ailleurs que les absences prolongées du président de la République, régulièrement invoquées par ses détracteurs, ne constituent pas juridiquement une vacance du pouvoir. À ses yeux, seules les situations expressément prévues par la Constitution, qu’il s’agisse d’un décès, d’une démission ou empêchement définitif constaté, peuvent ouvrir la voie aux mécanismes de succession. Cette nouvelle tribune s’inscrit dans un débat devenu particulièrement intense ces dernières semaines. Après la publication d’une tribune dans Libération et le lancement d’une pétition par plusieurs personnalités, dont Achille Mbembe, Akere Muna, Jean-Pierre Bekolo et Marie-Roger Biloa, appelant à une transition constitutionnelle, plusieurs figures du RDPC dont Grégoire Owona lui-même, sont montées au créneau pour défendre la légitimité des institutions en place. À moins d’un an des prochaines échéances électorales locales, la question de l’après-Biya continue ainsi de structurer une partie du débat politique camerounais, entre les appels à une transition anticipée et les défenseurs d’une lecture stricte de la Constitution.
Mis à jour 11 oct.
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