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Université d’Ebolowa : Les lutteurs du sud menacent de débrayer à cause des primes impayées

Après avoir défendu les couleurs de l’institution lors des Finales Nationales des Jeux Universitaires (FINAJU) Ebolowa 2026, les athlètes du club ZINGUI WRESTLING attendent toujours le paiement de leurs primes. Entre promesses répétées, démarches infructueuses et frustration grandissante, la mena...

237 Actu – Votre site d'information branché sur le cameroun 24/7 — feedPar Jacques Patience NDOmardi 3 novembre 2026 à 11:52
Université d’Ebolowa : Les lutteurs du sud menacent de débrayer à cause des primes impayées
Accueil Régions, Sud Université d’Ebolowa : Les lutteurs du sud menacent de débrayer à cause des primes impayées Régions, Sud Jacques Patience NDO novembre 3, 2026 Aucun commentaire Après avoir défendu les couleurs de l’institution lors des Finales Nationales des Jeux Universitaires (FINAJU) Ebolowa 2026, les athlètes du club ZINGUI WRESTLING attendent toujours le paiement de leurs primes. Entre promesses répétées, démarches infructueuses et frustration grandissante, la menace d’une grève se précise. À l’Université d’Ebolowa, les médailles ont leur heure de gloire, mais les récompenses promises semblent, elles, prendre le chemin des oubliettes. Derrière les performances sportives qui ont contribué au rayonnement de l’institution lors des Finales nationales des Jeux universitaires (FINAJU) Ebolowa 2026, se cache une réalité beaucoup moins reluisante : celle d’athlètes qui réclament toujours le paiement de leurs primes, plusieurs mois après la compétition. Au cœur de cette situation, les lutteurs issus du club ZINGUI WRESTLING d’Ebolowa. Ces jeunes sportifs, pour la plupart originaires de la région du Sud, constituent depuis plusieurs compétitions le socle de la représentation de l’Université d’Ebolowa dans la discipline de la lutte. Ils montent sur les aires de combat, défendent les couleurs de leur institution et contribuent à garnir son palmarès. Mais au moment de passer à la caisse, le scénario serait devenu tristement récurrent : les engagements annoncés avant les compétitions tardent à être honorés. Des médailles, des promesses et toujours rien La dernière illustration de cette situation remonte aux FINAJU 2026, organisées à Ebolowa du 5 au 7 août. À l’occasion de cette grande fête du sport universitaire, les lutteurs ont une nouvelle fois répondu présents. Ils ont porté les couleurs de l’Université d’Ebolowa, avec l’espoir légitime que leurs efforts seraient récompensés conformément aux engagements pris à leur endroit. Mais depuis la fin de la compétition, les attentes se prolongent. Les multiples démarches entreprises par les athlètes pour obtenir le règlement de leurs primes n’auraient, jusqu’ici, pas abouti. Pourtant, le 10 août 2026, le Recteur de l’Université d’Ebolowa, le Professeur Jean Bosco Etoa Etoa, avait adressé un message de félicitations à tous ceux qui avaient contribué à la participation des athlètes et à l’organisation des FINAJU. Dans le même message, le patron de l’institution universitaire avait tenu à rassurer les sportifs et leurs encadreurs techniques. « Le reste des avantages y afférents leur sera octroyé dès la fin du processus de traitement financier, dans tous les cas le plus tôt possible dans les prochains jours », promettait-il. Une déclaration qui avait de quoi rassurer les bénéficiaires. Sauf que les jours sont passés et que, selon les responsables des athlètes, les primes attendues ne sont toujours pas versées. La promesse rectorale est ainsi devenue le symbole d’une attente qui s’éternise. Une répétition qui finit par lasser Plus préoccupant encore, les FINAJU 2026 ne constitueraient pas un incident isolé. D’après les responsables du club et de l’encadrement de la lutte, les mêmes athlètes sont régulièrement sollicités pour représenter l’Université d’Ebolowa lors des compétitions universitaires. Mais les difficultés liées au paiement de leurs récompenses se répéteraient d’une échéance sportive à l’autre. À cette situation s’ajouteraient des insuffisances dénoncées dans la préparation des compétitions, notamment en matière d’encadrement et d’accompagnement des athlètes. Autrement dit, ceux qui sont attendus pour produire des résultats ne bénéficieraient pas toujours, en amont, des conditions qu’exige une préparation sportive sérieuse. Le paradoxe est saisissant : l’institution peut compter sur les performances de ces jeunes pour défendre son image et enrichir son tableau des médailles, mais les engagements financiers pris envers eux restent, selon leurs représentants, sans suite effective. Or, derrière chaque médaille, il y a des heures d’entraînement, des sacrifices personnels, des contraintes physiques et parfois des ressources financières mobilisées par les sportifs eux-mêmes. La reconnaissance ne saurait donc se limiter aux félicitations protocolaires et aux photographies de circonstance. La grève aux portes de l’Université Aujourd’hui, la patience des lutteurs semble atteindre ses limites. Excédés par ce qu’ils considèrent comme une accumulation de promesses non tenues, certains athlètes envisagent désormais un mouvement de grève pour réclamer le paiement sans délai de leurs primes. La situation est d’autant plus délicate que le Président de la Ligue Régionale de Lutte du Sud affirme s’employer personnellement à contenir la colère de ces sportifs et à privilégier la voie du dialogue. Une médiation qui permet, pour l’heure, d’éviter une rupture ouverte, mais qui ne saurait se substituer indéfiniment aux obligations de l’institution. Car jusqu’à quand demander à des athlètes de patienter lorsqu’ils estiment avoir rempli leur part du contrat ? Jusqu’à quand mobiliser les mêmes talents pour défendre les couleurs d’une université sans leur garantir, en retour, le respect des engagements annoncés ? L’Université face à ses responsabilités L’enjeu dépasse désormais la seule question des primes des FINAJU 2026. C’est la relation entre l’Université d’Ebolowa et ces sportifs qui se trouve questionnée. Une institution universitaire ne peut durablement construire son prestige sportif sur l’engagement de jeunes athlètes sans accorder à leurs efforts la considération matérielle et morale qui leur est due. Les lutteurs du club ZINGUI WRESTLING ne réclament pas une faveur. Ils demandent, selon leurs représentants, le respect des engagements pris en amont des compétitions et le paiement des récompenses liées à leurs performances. À l’Université d’Ebolowa, le temps des félicitations devrait donc être suivi de celui des actes. Les médailles ont été remportées, les couleurs de l’institution ont été défendues et les promesses ont été formulées. Il reste désormais à honorer la parole donnée. Car une université qui célèbre ses champions sans récompenser leurs efforts risque, à terme, de décourager ceux-là mêmes qui font sa fierté sur les terrains de compétition. Les lutteurs veulent être payés, pas simplement applaudis. 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