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Vacance du pouvoir : la Constitution n’exige pas de vice-président

Un vice-président non nommé bloquerait-il toute la mécanique constitutionnelle camerounaise en cas de vacance du pouvoir ? C’est la thèse défendue par certains opposants, dont Jean-Robert Wafo, qui parlent d’un « vide constitutionnel sidéral ». Le débat agite les réseaux depuis plusieurs jours. M...

237onlinePar Robert Ntansomercredi 12 août 2026 à 08:301 vues
Vacance du pouvoir : la Constitution n’exige pas de vice-président
Un vice-président non nommé bloquerait-il toute la mécanique constitutionnelle camerounaise en cas de vacance du pouvoir ? C’est la thèse défendue par certains opposants, dont Jean-Robert Wafo, qui parlent d’un « vide constitutionnel sidéral ». Le débat agite les réseaux depuis plusieurs jours. Mais un détour par les textes en vigueur montre que la réalité juridique est nettement plus nuancée que ne le laisse penser ce raccourci politique. Ce que dit précisément la loi de 2026 La loi N°2026/002 du 14 avril 2026 a modifié plusieurs articles de la Constitution, notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66. L’article 38 (Nouveau) prévoit qu’en cas de démission du président de la République, la saisine du Conseil constitutionnel pour constater l’empêchement définitif revient au vice-président. Sur ce point précis, Jean-Robert Wafo n’a pas tort. Il y a une part de vérité implacable dans son propos, c’est le moins qu’on puisse dire. Le problème, c’est que cette lecture s’arrête là où le texte continue. La réforme d’avril 2026 n’a pas touché à l’intégralité de la Constitution. Certaines dispositions restent parfaitement en vigueur, et c’est précisément là que le raisonnement de l’opposition trouve sa limite. L’article 47(2), la porte de sortie que personne ne mentionne L’article 47(2) de la Constitution prévoit que le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, un tiers des députés ou un tiers des sénateurs. Aucun motif de saisine n’y est précisé. Ça change tout. Cette disposition, combinée aux articles 6(6) et 6(7) qui organisent la continuité de l’institution présidentielle au profit du président du Sénat en cas d’absence de vice-président, dessine un mécanisme parallèle parfaitement fonctionnel. Difficile de ne pas y voir une réponse claire à l’argument du « vide sidéral ». Le vice-président, selon l’article 5(3), relève d’un choix personnel du chef de l’État. Ce n’est pas une obligation constitutionnelle. On ne sait pas encore si cette nuance juridique suffira à calmer le débat politique, mais sur le plan strictement textuel, le flou n’est pas là où on le prétend. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Juriste et rédacteur pour 237online.com, Robert Ntanso décrypte le droit camerounais au quotidien dans la rubrique "Le Coin du Droit", pour que chaque citoyen connaisse ses droits.
Mis à jour 12 août
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