Vice-présidence au Cameroun : Stéphane Menounga dénonce une « escroquerie politique »
Stéphane Menounga remet en question la légitimité démocratique du mécanisme de succession présidentielle. Pour l’homme politique, la vice-présidence ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées par les Camerounais, mais un instrument destiné à préserver les intérêts des détenteurs du ...
Le bled parle : Actu cameroun info net - Journal Cameroun Web — feedPar JBM, Lebledparle.comvendredi 16 octobre 2026 à 10:19

Stéphane Menounga remet en question la légitimité démocratique du mécanisme de succession présidentielle. Pour l’homme politique, la vice-présidence ne constitue pas une réponse aux difficultés rencontrées par les Camerounais, mais un instrument destiné à préserver les intérêts des détenteurs du pouvoir. Dans sa déclaration, il invoque les principes de la démocratie représentative pour contester la possibilité de transmettre un mandat présidentiel à une personnalité qui n’aurait pas été directement élue à cette fonction. « Le poste de vice-président au Cameroun n’a pas pour finalité d’apporter des solutions pertinentes aux maux des populations ! Il remplit juste la troisième fonction de la dimension cratologique de la science politique. Oui, le poste de vice-président à un seul rôle, la pérennisation du pouvoir par une caste. C’est ce qui justifie la configuration maladroite et aberrante selon laquelle, il ( le vice-président) hérite du mandat du président de la République pourtant il le savent bien l’hypothèse contrctualiste de la démocratie ne permet pas le transfert du mandat dans un système représentatif. La preuve le MRC n’a pas pu participer aux élections présidentielles en dépit de la démission de certains élus pour adhérer à ce parti. Le refus s’appuyait justement sur cette hypothèse contrctualiste de la démocratie. Dans un système représentatif, le mandat appartient au peuple et à personne d’autre. Cela signifie que même le président ne peut le transférer à une autre personne le mandat qu’il a reçu du peuple, car il est dépositaire,et non le titulaire du mandat … Nous sommes en pleine escroquerie politique !!! » Stéphane Menounga établit ainsi un parallèle entre les règles de participation à l’élection présidentielle et celles de la succession à la tête de l’État. Il considère que le principe de souveraineté populaire devrait empêcher toute transmission du mandat présidentiel sans consultation des électeurs. Son raisonnement relève toutefois d’une interprétation politique et juridique contestable sur certains points : les conditions de candidature à une élection et les dispositions constitutionnelles organisant la succession présidentielle répondent à des règles distinctes. Sa déclaration exprime ainsi une opposition au mécanisme de succession qu’il juge contraire à sa conception de la démocratie représentative.
Mis à jour 16 oct.