Yaoundé : Tsala Bina Pascal condamné à 15 ans pour viol sur sa fille
Tsala Bina Pascal, cadre à la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), a été condamné à 15 ans de prison pour avoir violé et sodomisé sa fille de 10 ans, à Yaoundé. L’affaire, révélée en février 2025, avait failli disparaître dans les méandres d’un système où commissaire, travai...
237onlinePar Alain-Claude Ndommardi 30 juin 2026 à 10:54

Tsala Bina Pascal, cadre à la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), a été condamné à 15 ans de prison pour avoir violé et sodomisé sa fille de 10 ans, à Yaoundé. L’affaire, révélée en février 2025, avait failli disparaître dans les méandres d’un système où commissaire, travailleuse sociale et juge d’instruction avaient successivement monnayé leur silence. La justice a fini par passer. Un dossier étouffé à chaque étage, jusqu’au tribunal Tout commence en mai 2024. L’institutrice de la fillette, élève en CE2, remarque sa démarche boiteuse et constate qu’elle saigne. L’enfant révèle alors avoir été violée par son père, au moins quatre fois selon ses propres mots. L’affaire est portée au commissariat du 4ème arrondissement à Mimboman. Les faits sont établis : certificat médical confirmé dans un second centre de santé, après qu’un premier médecin, ami du mis en cause, avait refusé de rédiger le document. Tsala Bina Pascal passe lui-même aux aveux devant le commissaire, reconnaissant « seulement » trois actes, en imputant la responsabilité au diable. Il remet 300 000 FCFA à la mère biologique pour les soins, et glisse de l’argent à la travailleuse sociale et au commissaire. L’affaire s’arrête là. La mère biologique revient voir le commissaire pour que le dossier soit transmis au parquet. Sa réponse ? « Personne ne pourra rien contre Tsala, il est puissant et a des relations partout. » Fin de citation. Quelques semaines plus tard, arrêté sous la pression du chef de la police Mbarga Nguelé, Tsala est présenté au tribunal de grande instance du Mfou. La juge d’instruction Aminatou Marguerite le remet en liberté après avoir reçu 3 millions de FCFA du prédateur. La magistrate sera démise de ses fonctions après l’intervention du ministre de la Justice, provoquée par le tollé suscité par les révélations. La condamnation, au bout d’un long parcours de corruption Sans le tollé médiatique, Tsala Bina Pascal serait libre aujourd’hui. C’est le moins qu’on puisse dire. Déféré à la prison de Kondengui après la reprise du dossier, il vient d’être condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Trois acteurs institutionnels ont tenté d’étouffer l’affaire : un commissaire de police, une travailleuse sociale, une juge d’instruction. Tous ont accepté de l’argent. Un seul, à ce stade, a été sanctionné sur le plan professionnel : la magistrate. Rien ne confirme à ce stade que des poursuites judiciaires ont été engagées contre les deux autres. 15 ans. C’est le verdict. Mais la question de ce qui serait arrivé sans les révélations reste entière. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour Il y a 6j