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Yaoundé : une fillette de 11 ans décapitée à Nkolndongo sur ordre d’un « prophète »

Une fillette de 11 ans décapitée à la machette en plein quartier Nkolndongo à Yaoundé. La meurtrière, 22 ans, a avoué aux forces de l’ordre avoir agi sur instruction de son « prophète », qui lui aurait promis que tuer un enfant briserait sa pauvreté. Le prétendu guide spirituel, lui, a pris la fu...

237onlinePar Alain-Claude Ndomdimanche 28 juin 2026 à 21:33
Yaoundé : une fillette de 11 ans décapitée à Nkolndongo sur ordre d’un « prophète »
Une fillette de 11 ans décapitée à la machette en plein quartier Nkolndongo à Yaoundé. La meurtrière, 22 ans, a avoué aux forces de l’ordre avoir agi sur instruction de son « prophète », qui lui aurait promis que tuer un enfant briserait sa pauvreté. Le prétendu guide spirituel, lui, a pris la fuite. Il est activement recherché. Ce que les habitants de Nkolndongo ont vu ce jour-là La scène s’est déroulée en plein quartier, pas dans un endroit isolé. La jeune femme, 22 ans, a utilisé une machette. La victime avait 11 ans. Les faits sont d’une brutalité qui laisse sans mots, et franchement, on peine à écrire ces lignes sans une sorte de nausée. Selon ses propres aveux recueillis après son arrestation immédiate, la suspecte fréquentait une église dite « réveillée » dont le responsable, présenté comme prophète, lui aurait fourni une instruction claire : sacrifier un enfant pour sortir de la misère. Elle a dit avoir obéi. La population présente sur les lieux a réagi rapidement, permettant son interpellation sans délai. Le « prophète », lui, n’était pas là au moment des faits. Ou plutôt, il avait déjà disparu. Les autorités le recherchent activement, sans qu’une arrestation ait été annoncée à l’heure où nous publions. Nkolndongo sous le choc, et un débat qui revient Ce n’est pas la première fois que Yaoundé enregistre un crime lié à des pratiques de ce type au sein de certaines structures religieuses informelles. Les églises de réveil se comptent par centaines dans la capitale, souvent sans encadrement, sans enregistrement légal, et avec une emprise psychologique qui peut, sur des profils vulnérables, aboutir à l’irréparable. Le truc c’est que personne ne surveille vraiment ces structures. Pas le ministère des Affaires religieuses, pas les mairies, pas les services de sécurité de proximité, sauf après le drame. Une jeune femme de 22 ans, probablement elle-même en situation de grande précarité, a été instrumentalisée jusqu’à commettre un crime que rien ne peut expliquer ni excuser. La responsabilité pénale de l’instigateur, si et quand il sera arrêté, sera centrale dans cette affaire. Les précédents judiciaires camerounais sur ce type de dossier montrent que les commanditaires de crimes rituels peuvent être condamnés lourdement, mais les procédures traînent souvent. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
Mis à jour 28 juin
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