Zones industrielles de Douala : un écologiste réclame la fin de la MAGZI
« Il n’y a pas de zone industrielle au Cameroun. » La phrase est brutale, et c’est celle de Didier Yimkoua, du Mouvement Ecologie en Marche, adressée au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT) en visite à Douala. Pour lui, Bassa et Bonassama ne sont que des ...
237onlinePar Laurent Dibymercredi 4 novembre 2026 à 10:33

« Il n’y a pas de zone industrielle au Cameroun. » La phrase est brutale, et c’est celle de Didier Yimkoua, du Mouvement Ecologie en Marche, adressée au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT) en visite à Douala. Pour lui, Bassa et Bonassama ne sont que des terrains vagues où les usines s’installent en désordre. Il demande la dissolution de la MAGZI. Bassa et Bonassama, un constat sans concession Selon l’auteur, l’agroalimentaire y côtoie les fonderies et les industries chimiques, sans aménagement. Il décrit des routes transformées en « lacs de cratères » pendant la saison des pluies, l’absence d’éclairage public et des bouches d’incendie non fonctionnelles. Il affirme aussi que ces zones sont devenues des repaires de consommateurs de stupéfiants, où l’on ne circule pas à pied à la tombée de la nuit. Il oppose cela à ce que devrait offrir une vraie zone industrielle : assainissement, espaces verts pour filtrer l’air, restaurants, sapeurs-pompiers, centre hospitalier pour grands brûlés, système d’alarme en cas de dépassement du seuil de particules fines, cartographie géoréférencée des bouches d’incendie, plan de circulation à l’entrée. Ces affirmations n’ont pas été recoupées. Rien ne confirme à ce stade l’ampleur de la situation décrite. La MAGZI dans le viseur La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) a été créée par décret présidentiel, avec un cahier des charges et des objectifs fixés à plusieurs ministères. Yimkoua l’accuse d’avoir encaissé « des milliards de francs CFA » de loyers versés par les entreprises locataires, sans améliorer leurs conditions de travail. Certains travailleurs, écrit-il, se restaurent dans des gargotes exposées à la poussière, sans eau potable. Le chiffre n’est pas sourcé. Il mérite d’être demandé à la MAGZI elle-même. Franchement, le débat dépasse la polémique. L’accident meurtrier de METAFRIQUE STEEL, que l’auteur cite, a rappelé à quel point la sécurité industrielle pose question, et son appel à transférer les compétences aux collectivités territoriales décentralisées (CTD), en partenariat avec les promoteurs, relance un sujet ancien. Lui-même dit avoir déjà fait cette proposition au président de la République avant l’accident, ce qui lui aurait valu une exclusion définitive du forum de l’association des promoteurs, décidée par son principal administrateur, alors chef d’agence MAGZI. Là encore, c’est sa version. Il salue au passage les élèves et enseignants du Lycée d’Oyack, voisins de la zone de Bassa. Le ministre n’a pas encore réagi publiquement à ce billet. Reste à savoir si le MINMIDT répondra, ou si la MAGZI sortira de son silence sur ces accusations. Ne manquez aucune actualite ! Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
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